Assurance collective : l’hormonothérapie s’intègre progressivement

Par La rédaction | 12 November 2024 | Last updated on 11 November 2024
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Femme d’affaires de Burnout sous pression dans le Bureau.
praetorianphoto / iStock

Les demandes de remboursement pour l’hormonothérapie, les inducteurs d’ovulation et les soins de santé mentale postnataux sont en forte augmentation ces dernières années dans les régimes d’avantages sociaux, selon un rapport de Manuvie repris par Avantages.

Le document révèle ainsi une augmentation de 20,7 % de l’utilisation de l’hormonothérapie substitutive chez les femmes de 45 à 65 ans entre 2020 et 2023, ce qui souligne un besoin croissant de soutien à la ménopause en milieu professionnel.

Sans compter que selon le Forum économique mondial, les symptômes débilitants liés à la ménopause impactent négativement le travail des femmes qui en souffrent. La majorité des femmes (59 %) de 45 à 55 ans dénotent ainsi des bouffées de chaleur, de la fatigue, des pertes de mémoire et de la dépression, autant de symptômes de la ménopause qui entraînent des répercussions négatives sur leur travail.

Les employeurs auraient tout intérêt à prendre cela en compte s’ils désirent garder leurs employées, car des données de la Fondation canadienne de la ménopause indiquent que 10 % des Canadiennes quitteront leur emploi en raison de symptômes non maîtrisés.

Pourtant, le rapport de Manuvie, réalisé en collaboration avec Cleveland Clinic Canada et le Centre de toxicomanie et de santé mentale, observe que l’hormonothérapie substitutive est largement sous-utilisée en raison de préjugés concernant sa sécurité.

Bien que le nombre de femmes recourant à l’hormonothérapie substitutive ait augmenté, les données de Manuvie montrent que seulement 13 % des Canadiennes de 45 à 65 ans optent pour ce traitement afin de soulager leurs symptômes.

L’assureur estime que les employeurs ont un grand rôle à jouer pour soutenir leurs employées qui souffrent des symptômes de la ménopause. Ils pourraient ainsi offrir une assurance médicaments plus complète, adapter les horaires de travail en plus de normaliser les discussions sur la ménopause en milieu de travail.

Ces mesures pourraient réduire le taux d’absentéisme en plus d’améliorer le bien-être des femmes dans leur milieu professionnel.

« Un régime d’avantages sociaux complet et flexible peut changer grandement les choses en aidant les femmes à s’épanouir dans leur vie personnelle et professionnelle », affirme Jenn Foubert, vice-présidente adjointe et chef, Soins médicaux, Mieux-être et Invalidité à Manuvie.

D’AUTRES PROBLÈMES À CONSIDÉRER

Outre la ménopause, la fertilité constitue un autre défi à prendre en compte, selon la Société canadienne de fertilité et d’andrologie. En effet, une personne sur six au Canada serait touchée par ce problème. Toutefois, seulement 10 % des Canadiens inscrits à un régime d’assurance collective ont accès à une couverture pour le traitement de l’infertilité.

Le rapport de Manuvie s’intéresse également à la santé mentale postnatale. Selon les données, 15,1 % des nouvelles mères soumettent une demande de remboursement liée à la santé mentale dans les six mois suivant l’accouchement, dont 42 % constituent une première demande.

« Le soutien à la santé mentale des femmes lors de grands changements dans leur vie, comme la période postnatale et la ménopause, est un élément essentiel et trop souvent négligé. Il faut que les employeurs adoptent une approche globale pour favoriser un milieu de travail sain et inclusif », affirme la Dre Liisa Galea, chercheuse principale au Centre de toxicomanie et de santé mentale.

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La rédaction