Le rôle protecteur de l’assurance vie

Par La rédaction | 24 September 2025 | Last updated on 8 October 2025
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Une main tenant une forme de parapluie en bois au-dessus de trois formes représentant des parents et un enfant et de piles de monnaie.
sommart / iStock

Les Canadiens, particulièrement au Québec, se tournent de plus en plus vers l’assurance vie pour sécuriser leur avenir financier et améliorer leur bien-être mental face au stress financier croissant.

C’est ce que révèle entre autres l’Étude Croix Bleue sur l’assurance vie 2025, réalisée avec Research + Knowledge = Insight, qui a sondé 2 162 adultes canadiens de 25 ans et plus entre mai et juillet 2025.

UN CONTEXTE ÉCONOMIQUE STRESSANT

Le sondage indique que l’inflation, la récession et le coût du logement engendrent un stress financier généralisé.

Au Canada, 66 % des répondants disent avoir ressenti plus d’anxiété au cours de la dernière année.

La génération Z (25 ans et plus) est la plus touchée, avec 89 % des répondants concernés.

UNE RÉSILIENCE FINANCIÈRE LIMITÉE

Dans ce contexte, 52 % des Canadiens non assurés déclarent qu’ils ne pourraient pas maintenir leur niveau de vie actuel pendant une année si le principal soutien financier de leur ménage venait à décéder.

Au Québec, 49 % des répondants considèrent que leur famille ne disposerait pas des ressources nécessaires pour maintenir son niveau de vie au-delà d’un an en cas de décès du principal soutien financier, une proportion équivalente à la moyenne nationale.

UN RÔLE PROTECTEUR

L’étude montre toutefois que l’assurance vie semble jouer un rôle protecteur.

De fait, les Canadiens assurés se sentent davantage en contrôle de leurs finances (85 % contre 76 % des non-assurés) et mieux préparés aux imprévus (62 % contre 41 %).

De plus, 89 % des personnes assurées estiment que l’assurance vie favorise leur bien-être mental. Ce sentiment s’explique principalement par la tranquillité d’esprit liée au fait de savoir leurs proches en sécurité (44 %) ainsi que par la diminution des inquiétudes concernant les dettes ou les dépenses après décès (36 %).

Au Québec, 46 % des personnes assurées considèrent que leur assurance vie contribue à leur tranquillité d’esprit, un taux légèrement inférieur à la moyenne nationale de 48 %, mais plus élevé que dans certaines autres régions comme l’Ontario (42 %), l’Alberta (41 %) et la Saskatchewan (40 %). 

DES VARIATIONS RÉGIONALES

Le Québec arrive en tête des régions avec la plus forte proportion de résidents couverts par une assurance vie.

En effet, 66 % des Québécois déclarent être couverts, comparativement à 61 % pour l’ensemble du Canada, et respectivement 59 % et 57 % pour l’Ontario et la Colombie-Britannique.  

Selon les données, 26 % des Québécois recommanderaient à leur moi du passé d’investir dans une assurance vie, un taux légèrement inférieur à la moyenne nationale de 30 %.

Une proportion comparable (25 %) conseillerait plutôt d’ouvrir un compte de placement.

UNE SOLUTION PRATIQUE, MAIS INSUFFISANTE

Par ailleurs, 54 % des Canadiens sans assurance n’envisagent pas de souscrire une assurance vie.

Un grand nombre de personnes s’appuient exclusivement sur la couverture collective proposée par leur employeur, une solution pratique, mais insuffisante, indique le communiqué de presse de l’Étude Croix Bleue.

Chez les jeunes générations, 33 % des membres de la génération Z et 37 % des millénariaux se reposent essentiellement sur l’assurance de leur employeur.

Pourtant, 89 % d’entre eux doutent que leur couverture soit suffisante. De plus, 56 % craignent de la perdre en cas de changement ou de perte d’emploi, souligne le sondage.

Parmi les jeunes de la génération Z, seuls 12 % n’ont aucune intention de souscrire une assurance vie.

Les principaux obstacles mentionnés sont :

  • le coût (31 %),
  • d’autres priorités (29 %),
  • le manque de compréhension (26 %)
  • et la procrastination (23 %).

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La rédaction