Les blessures sportives couvertes par les régimes des employeurs

Par La rédaction | 8 July 2024 | Last updated on 19 August 2024
2 min read
Couple d'athlètes grimpant sur un rocher escarpé, escalade sur un mur artificiel en intérieur. Concept de sports extrêmes et d'escalade de bloc.
xartproduction / AdobeStock

Une majorité de Canadiens (89 %) voudraient avoir accès à la thérapie du sport s’ils se blessaient en pratiquant leur activité favorite. De plus, 91 % d’entre eux pensent que ce type de traitement devrait être ajouté aux options offertes par les régimes d’assurance maladie des employeurs, d’après un récent sondage d’Ipsos commandé par l’Association canadienne des thérapeutes du sport (ACTS).

La plupart des répondants souhaitent que les régimes de santé couvrent une large gamme de traitements afin que les employés puissent accéder à celui qui leur convient le mieux pour retrouver la santé après une blessure, d’après l’étude réalisée en avril dernier auprès d’un millier d’adultes canadiens.

Près de la moitié des répondants disent s’être blessé en pratiquant un sport et rapportent que cette blessure les empêche, ou les a empêchés, d’être pleinement fonctionnels au travail, à la maison ou dans leurs loisirs.

Ils considèrent que les blessés devraient avoir accès à des plans de traitement personnalisés (97 %) sans se ruiner. Neuf sur dix pensent qu’ils devraient pouvoir déduire les frais payés pour des thérapies du sport de leur impôt sur le revenu et 92 % estiment qu’ils devraient pouvoir obtenir un crédit d’impôt pour frais médicaux. Ce pourcentage est plus élevé chez les femmes et chez les personnes âgées de 55 ans et plus.

La plupart des Canadiens ont entendu parler de la physiothérapie et de l’ergothérapie, mais ils connaissent moins la thérapie du sport, qu’ils associent principalement aux blessures subies par des athlètes.

Or, cette forme de thérapie ne devrait pas être réservée aux athlètes d’élite, mais être accessible à toutes les personnes qui veulent retrouver leur pleine fonctionnalité, au travail comme à la maison et dans les loisirs, estime Mélanie Levac, directrice générale de l’ACTS, qui vient de lancer une campagne de sensibilisation sur le sujet.

L’association milite pour que tous les travailleurs canadiens puissent bénéficier d’un accès à la thérapie du sport dans le cadre d’un plan de traitement personnalisé couvert par le régime d’avantages sociaux de leur employeur et déductible de leurs impôts sur le revenu. Elle demande également que les thérapeutes du sport soient ajoutés sur la liste des praticiens médicaux autorisés par l’Agence du revenu du Canada à des fins de crédit d’impôt pour frais médicaux.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction