Les Canadiens sous-estiment encore l’importance de l’assurance vie

Par La rédaction | 12 August 2025 | Last updated on 8 October 2025
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Document de signature de l’homme pour l’investissement en assurance-vie
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Les adultes canadiens sont sous-assurés en matière d’assurance vie. Telle est la conclusion de l’étude Life Happens de LIMRA qui révèle que seuls 57 % des Canadiens possèdent une police d’assurance vie.

Malgré sa valeur ajoutée, l’assurance vie fait partie de ces produits dont l’importance est souvent négligée, soutient Stephanie Holmes-Winton, fondatrice de CacheFlo et créatrice du programme Certified Cash Flow Specialist, dans un article publié sur Advisor.ca.

Elle y recense d’ailleurs quatre excuses fréquemment utilisées par les clients pour éviter de souscrire à ce type de produit.

  • « C’est un gaspillage d’argent ! »

Nombre de personnes considèrent l’assurance vie comme superflu et ce pour une raison simple : personne n’envisage de mourir durant sa vie active. Effectivement, ce scénario est peu probable… mais pas impossible !

D’autres estiment que leur famille pourrait se débrouiller sans aide financière après leur décès, ou que le coût d’un tel produit est hors de leur portée.

Pourtant personne ne peut prévoir l’avenir et un tel raisonnement peut s’avérer lourd de conséquences pour leurs proches.

  • « J’ai déjà une couverture, je suis protégé »

Certains se croient adéquatement protégé en raison de la couverture offerte par leur employeur ou à leur assurance hypothécaire. Toutefois ces couvertures ne sont souvent pas suffisante.

Ainsi, si un an de salaire ou le solde d’une hypothèque peut paraître généreux, cela ne permettra à une famille de vivre que pour une période limitée. En effet, il est difficile d’imaginer le trou financier que peut créer la perte d’un salaire, ni la durée pendant laquelle cela affectera une famille.

  • Un décès = moins de dépenses

L’idée que les dépenses chutent après le décès d’un conjoint est populaire, mais surtout trompeuse. Contrairement aux idées reçues, les dépenses ne seront divisées de moitié. S’il est vrai que les dépenses alimentaires et de consommation d’eau du ménage diminueront, d’autres dépenses resteront inchangées.

Ainsi, la taxe foncière n’est pas calculée selon le nombre de personnes dans le foyer et la facture d’électricité ne change pas énormément. Sans compter que s’il y a des enfants, la réduction des dépenses sera encore moins perceptible.

Au final, si la réduction des dépenses est souvent minime, la perte de revenu, elle, est bien réelle.

  • « La planification successorale, c’est pour les riches »

Beaucoup pensent que les problèmes successoraux sont un apanage des riches. C’est faux !

Un exemple courant : si un REER est transféré à un bénéficiaire autre que leur conjoint, il devient une disposition réputée et est alors entièrement imposable dans la déclaration finale du défunt. Ainsi, tout compte d’un montant important sera ravagé par les impôts.

LE RÔLE DU CONSEILLER EST VITAL

Au-delà de la couverture que représente une assurance vie, le véritable des défis se cache dans la compréhension des besoins et des flux de trésorerie. C’est ici qu’intervient le conseiller.

En aidant vos clients à mieux comprendre le coût réel de leur vie, vous les aidez aussi à définir le bon niveau de protection. Vous pouvez aussi les aider à optimiser leurs flux financiers afin de libérer les ressources nécessaires pour souscrire à ce type d’assurance, sans compromettre leur mode de vie.

Dans un monde où les priorités financières sont nombreuses et souvent concurrentes, votre rôle est d’aider vos clients à trouver les moyens de protéger ce qui compte le plus.

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La rédaction