Les maladies cardiovasculaires en tête des dépenses de santé

Par La rédaction | 22 November 2024 | Last updated on 21 November 2024
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Vérification de la pression artérielle.
FatCamera / iStock

Les coûts des soins médicaux continueront leur progression soutenue en 2025, selon le dernier rapport d’Aon. Le cabinet de conseil prévoit une augmentation moyenne mondiale de 10 %, un taux quasi identique à celui de 2024 qui était de 10,1 %.

Malgré une diminution prévue de l’inflation générale dans plusieurs régions, les coûts médicaux continuent d’augmenter, portés par divers facteurs régionaux et des conditions économiques globales.

Le rapport de 2025, basé sur une enquête menée dans 112 bureaux d’Aon, souligne que les attentes en matière de coûts médicaux sont fortement influencées par l’inflation, les avancées technologiques dans le domaine médical et la demande croissante de soins.

La région Asie-Pacifique connaît l’une des plus fortes hausses, passant de 9,7 % en 2024 à 11,1 % en 2025, en raison d’augmentations significatives dans des pays comme la Nouvelle-Zélande et le Vietnam.

L’Amérique du Nord (États-Unis et Canada) suit avec une augmentation de 8,8 %.

En revanche, l’Amérique latine et les Caraïbes ainsi que l’Europe connaissent une baisse de la tendance médicale, attribuée à une inflation générale en baisse et à des politiques de maîtrise des coûts.

Les maladies cardiovasculaires deviennent la première cause d’augmentation des coûts en 2025, détrônant le cancer qui occupait cette position l’année précédente. Cette tendance est particulièrement marquée en Asie-Pacifique, en Europe et en Amérique latine.

Le rapport met également en lumière le rôle croissant de l’obésité, particulièrement en Amérique du Nord, en tant que facteur de risque majeur, alimenté par l’augmentation des prescriptions de médicaments pour la perte de poids.

Face à ces hausses continues, les entreprises multiplient les initiatives. Un tiers d’entre elles envisagent des arrangements alternatifs de financement, tandis que 35 % privilégient l’analyse des données de santé pour des interventions ciblées.

Les programmes de bien-être demeurent la principale stratégie d’atténuation des coûts, suivis par l’augmentation des franchises et la mise en place de régimes d’avantages flexibles.

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La rédaction