L’ombre du cancer pèse sur les finances

3 March 2025 | Last updated on 28 February 2025
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Gros plan main de l’homme arrangeant un bloc de bois avec une icône médicale de soins de santé sur fond d’hôpital. Soins de santé et concept d’assurance maladie.
pcess609 / iStock

La majorité (80 %) des Québécois de 18 à 64 ans craignent un diagnostic de cancer, pas seulement pour leur santé physique, mais aussi pour leur santé financière, révèle un sondage de la Société canadienne du Cancer, repris par Avantages.

Les sondés craignent ainsi de ne pas pouvoir épargner en raison notamment des frais engagés par :

  • les médicaments d’ordonnance,
  • les soins à domicile,
  • les appareils d’assistance,
  • les soins familiaux
  • et les frais de voyage et d’hébergement.

La Société canadienne du Cancer calcule ainsi qu’un cancer coûte environ 33 000 $ aux personnes touchées.

Parmi les Canadiens ayant reçu un tel diagnostic, 23 % disent avoir dû faire face à des « frais considérables » en raison de leur maladie. Une personne sur cinq (21 %) des personnes ayant été diagnostiquées d’un cancer a peiné à assumer les dépenses de leur ménage, 17 % ont eu de la difficulté à payer leur loyer et 13 % à rembourser leur hypothèque. 

Finalement, 40 % des malades avouent que leur épargne-retraite n’a pas été épargnée par leur diagnostic en raison des frais liés au traitement. Les contrecoups sont d’ailleurs lourds sur les finances personnelles puisque 48 % des répondants doutent désormais de leur capacité à subvenir à leurs besoins à la retraite.

L’EMPLOI, UN AUTRE STRESS

Un autre sujet d’inquiétude selon le sondage est la répercussion d’un tel diagnostic sur la carrière. Parmi les personnes interrogées, 28 % pensent qu’un tel diagnostic leur ferait perdre leur emploi et 42 % estiment qu’ils seraient rétrogradés ou perdraient une occasion d’avancement professionnel pour cette raison. Et la majorité (66 %) estime qu’ils seraient certainement forcés de prendre de nombreux congés non rémunérés pour leur traitement et leur convalescence.

« L’obligation de mettre son épargne-retraite et sa carrière en veilleuse pour faire face aux dépenses immédiates peut entraîner des conséquences qui persisteront bien après le traitement ou la rémission de la maladie. Le cancer nous hypothèque déjà suffisamment, il ne devrait pas nous déposséder en plus de notre avenir financier », commente le Dr Stuart Edmonds, vice-président principal, Mission, recherche et défense de l’intérêt public à la Société canadienne du cancer. 

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