Santé mentale : un frein à l’assurance ?

Par La rédaction | 31 January 2025 | Last updated on 30 January 2025
2 min read
Déprimé Trader frustré fatigué de surtravail ou stressé par la faillite.
Victoria Gnatiuk / iStock

Des millions de personnes renonceraient à souscrire une assurance vie ou invalidité par peur qu’une condition liée à leur santé mentale ne compromette leur demande, selon une récente étude de LifeSearch relayée par IFA Magazine.

D’après cette enquête menée auprès d’un millier de résidents britanniques, un répondant sur dix reconnaît avoir abandonné, ou envisager de renoncer, à souscrire une assurance de protection (vie ou invalidité) par crainte d’un refus. Ce chiffre grimpe à 16 % chez les 25-34 ans et à 18 % chez les 35-44 ans.

Outre cette peur, d’autres obstacles freinent les démarches :

  • un manque de confiance envers les assureurs (11 %),
  • l’incertitude quant au bon interlocuteur à contacter (11 %),
  • l’âge (13 %)
  • ou encore des problèmes de santé physique préexistants (8 %).

APPLICATIONS SOURCES DE CONFUSION

L’étude met également en lumière la popularité croissante des applications de bien-être mental. Plus d’un sondé sur cinq (22 %) déclare les avoir utilisées au cours des 12 derniers mois. Chez les plus jeunes, cette tendance est encore plus marquée : 42 % des 16-24 ans et 34 % des 25-34 ans.

Cependant, une confusion subsiste : faut-il mentionner l’usage de ces applications lors d’une demande d’assurance.

Justin Harper, directeur marketing chez LifeSearch considère que « l’augmentation de l’utilisation des applications de bien-être et de pleine conscience montre un progrès positif vers une meilleure gestion des défis liés à la santé mentale ».

Il signale que l’utilisation informelle de ces applications, lorsqu’elle n’est pas encadrée par des professionnels de la santé ni associée à un diagnostic de santé mentale, n’a pas besoin d’être déclarée aux assureurs. « Ces outils sont bénéfiques pour le bien-être, mais ne concernent pas directement le processus de souscription », précise-t-il.

À ceux qui redoutent l’impact d’une condition de santé mentale sur leur demande, Justin Harper recommande de consulter un conseiller spécialisé. « Les critères d’assurance évoluent pour mieux prendre en compte ces défis. Il existe souvent plus d’options qu’on ne le pense », affirme-t-il.

Malgré les craintes, près de la moitié des personnes interrogées (48 %) affirment qu’aucun facteur ne les a empêchées, ou ne les empêcherait, de demander une assurance protection. Cette tendance augmente avec l’âge : 51 % des 45-54 ans et 66 % des 55 ans se disent déterminés à obtenir une couverture sans se laisser freiner par des obstacles.

Au Canada, les services de soins virtuels en santé mentale intéressent davantage les jeunes de 18 à 34 ans. Selon un sondage de RBC Assurances, 53 % d’entre eux disent qu’ils y auraient probablement recours pour consulter des professionnels de la santé mentale et 51 % pour obtenir des conseils en santé mentale par vidéo ou par téléphone.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction