Une assurance vie à la retraite : pour quoi faire ?

Par La rédaction | 6 June 2024 | Last updated on 6 June 2024
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Femme âgée chinoise regardant à l'extérieur.
PamelaJoeMcFarlane / iStock

Il n’est généralement pas pertinent de payer une assurance vie à la retraite, même si certains cas peuvent le justifier.

Devrait-on garder une assurance vie à la retraite ? S’il peut être difficile pour un client d’envisager de renoncer à son assurance vie, la réponse à la question réside avant tout dans une analyse poussée de ses besoins financiers personnels et successoraux.

L’assurance vie sert souvent à se protéger contre des pertes potentielles de revenus, ou encore pour fournir des liquidités à nos héritiers afin qu’ils puissent payer les droits de succession. L’assurance vie peut aussi permettre de constituer une réserve d’argent pour un enfant dans une situation particulière, qui n’aura pas les moyens de subvenir à ses besoins quand son parent sera décédé. Une autre situation intéressante est lorsqu’on souhaite léguer un montant d’argent exonéré d’impôt à une œuvre de bienfaisance, souligne Investopedia.

Cependant, dans bon nombre de cas, les gens arrivent à la retraite en disposant de revenus leur permettant d’avoir un niveau de vie satisfaisant. Peu ou pas endettées, ces personnes n’ont plus besoin de travailler pour joindre les deux bouts.

C’est pourquoi l’assurance vie n’est généralement pas nécessaire à la retraite. Il peut alors être judicieux d’annuler la police d’assurance vie. Dans ce cas, il faudra tenir compte des conséquences fiscales de ce geste. Le montant de la valeur de rachat, déduction faite du montant des primes payées, est imposable. Par ailleurs, une pénalité est prévue par la compagnie d’assurance si le rachat de la police est effectué en dehors de la période prévue. De toute façon, il est plus difficile de souscrire une assurance vie après l’âge de 60 ou 65 ans.

L’intérêt de l’assurance vie n’est alors limité qu’à la situation où le décès du client laisserait des personnes de son entourage dans le besoin. Cela peut être le cas si les héritiers ont des frais de succession à débourser, auxquels ils ne pourraient pas faire face par eux-mêmes. Ces dépenses incluent les droits de succession, les frais juridiques liés à la liquidation et les frais d’obsèques. Dans une telle situation, l’assurance vie devrait être calibrée de manière à couvrir ces dépenses.

Par exemple, si le client laisse un chalet en héritage à son enfant, que ce dernier souhaite garder cette résidence, mais que la liquidation ne peut pas payer l’impôt à payer sur le capital constaté au moment de la liquidation, il peut être pertinent de prévoir un montant d’assurance vie qui couvrira cet impôt.

Au préalable, il convient de vérifier quels montants bénéficieront aux héritiers du client. Cela peut être très variable selon qu’il s’agit de revenus de retraite, d’un REER, d’un CELI… Cette analyse permettra de vérifier la pertinence de conserver l’assurance vie.

Un autre cas où il peut être pertinent de garder l’assurance vie est lorsque le client arrive à la retraite en étant endetté, ajoute Investopedia. L’assurance vie pourra aider son conjoint à régler les dettes, par exemple en remboursant le prêt hypothécaire afin de pouvoir rester dans la résidence principale. Encore là, cette analyse doit s’intégrer dans une réflexion plus large sur les besoins financiers et successoraux du client.

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La rédaction