Baisse attendue des investissements des PME canadiennes

Par La rédaction | 20 January 2025 | Last updated on 17 January 2025
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Ballon doré gonflé en forme de signe de dollar avec un graphique à barres croissant sur un mur blanc, symbolisant le concept d'inflation. (rendu 3d)
Eoneren / iStock

Les investissements des petites et moyennes entreprises canadiennes (PME) devraient baisser au cours des deux prochaines années, selon un nouveau rapport de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Selon ce rapport intitulé Éliminer les obstacles aux investissements en capital pour les PME, 32 % des PME prévoient de réduire leurs investissements en capital. En effet, seules deux PME sur cinq disent investir pour accroître leur productivité.

En outre, les investissements dans la machinerie et l’équipement (ajustés à la taille de la main-d’œuvre) ont diminué de 16 % entre 2013 et 2023, ce qui représente 1 178 $ de moins par travailleur du secteur privé.

Pour la FCEI, cette baisse contribue à aggraver les problèmes de productivité du Canada, toujours à la traîne par rapport à la plupart des pays du G7, souligne-t-elle dans son communiqué.

DES OBSTACLES À L’INVESTISSEMENT

Selon le rapport, les principaux facteurs empêchant les PME d’investir dans la machinerie et l’équipement sont :

  • le coût de l’équipement (69 %) ;
  • les coûts d’exploitation (56 %) ;
  • et les contraintes liées aux liquidités (50 %).

De plus, pour 37 % des PME situées en Colombie-Britannique, en Saskatchewan et au Manitoba, l’impossibilité de déduire la taxe de vente provinciale (TVP) constitue un obstacle à l’investissement.

DES DEMANDES AUX GOUVERNEMENTS

D’après la FCEI, il faut à la fois mettre fin à la stagnation de la productivité et encourager l’investissement au Canada.

Dans son communiqué, l’organisme « demande au gouvernement fédéral de simplifier la passation en charges immédiate et l’incitatif à l’investissement accéléré et les rendre permanents pour permettre l’amortissement plus rapide ».

Il demande aussi au gouvernement fédéral de renoncer à l’augmentation du taux d’inclusion des gains en capital à 66,7 % (par rapport à 50 %).

Enfin, les gouvernements de tous les paliers devraient d’après elle :

  • abaisser les taux d’imposition des entreprises, qui réduisent le revenu disponible pour réinvestissement ;
  • accélérer la délivrance des permis, le traitement et les évaluations de l’impact pour les grands projets d’infrastructures, en particulier dans les secteurs à forte intensité de capital comme celui de l’énergie.

« Tous les gouvernements ont un rôle à jouer pour s’attaquer à la crise de la productivité au Canada en adoptant des politiques qui aident les entreprises à faire de précieux investissements. En leur donnant les moyens et les outils nécessaires, ils stimuleront la productivité et l’activité économique en leur permettant de produire davantage et de baisser leurs prix à un moment où les Canadiens en ont besoin », déclare Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche à la FCEI.

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La rédaction