Bien-être au travail : les Québécois sont plus énergiques

Par La rédaction | 3 January 2025 | Last updated on 3 January 2025
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Deux professionnels discutent d’idées dans un bureau.
LaylaBird / iStock

Les résultats de la seconde enquête annuelle de Cegid révèlent une légère amélioration du bien-être des travailleurs québécois en 2024. Toutefois, des disparités demeurent selon les âges et les niveaux de revenus, soulignant l’importance croissante de la santé psychologique au travail.

Le sondage, réalisé en octobre 2024 par Léger auprès de 686 travailleurs québécois, montre des progrès encourageants. Le niveau d’énergie moyen des employés a augmenté à 5,8 sur 10 (contre 5,6 en 2023), tandis que le niveau de stress a diminué à 5,5 (contre 5,8 l’année précédente). La productivité reste stable à 7,1 sur 10.

DES RÉALITÉS CONTRASTÉES


Les résultats mettent en lumière des écarts générationnels marqués. Les travailleurs âgés de 55 ans et plus se démarquent avec la meilleure productivité (7,7 sur 10), le niveau d’énergie le plus élevé (6,2) et le plus faible niveau de stress (4,6). À l’inverse, les 35-54 ans enregistrent le niveau de stress le plus élevé (5,7), probablement en raison de responsabilités professionnelles et familiales accrues. Les 18-34 ans, quant à eux, se situent en deçà sur plusieurs indicateurs, avec un niveau d’énergie de 5,8 sur 10.

L’enquête révèle également une ouverture croissante au dialogue sur le bien-être en milieu professionnel : 64 % des travailleurs québécois se disent à l’aise d’aborder ce sujet avec leur employeur. Cette tendance est particulièrement marquée chez les personnes gagnant plus de 100 000 $ par année, dont 71 % se sentent confortables avec ces discussions. En revanche, les travailleurs de 55 ans et plus demeurent les moins enclins à aborder ces sujets, avec seulement 60 %, contre 65 % chez les 18-34 ans.

DES EMPLOYEURS MIEUX ÉVALUÉS


Les efforts des employeurs en matière de bien-être ont été salués par les employés, notamment en ce qui concerne :

  • l’équilibre travail-vie personnelle (7,0 sur 10) ;
  • les valeurs organisationnelles (6,9 sur 10) ;
  • l’ambiance de travail (6,7 sur 10) ;
  • la reconnaissance, bien qu’en dernière position, affiche une amélioration notable, passant de 6,0 en 2023 à 6,5 en 2024.
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UN ENJEU PRIORITAIRE POUR L’AVENIR


La santé psychologique au travail devient plus que jamais un enjeu majeur, notamment avec l’entrée en vigueur de la loi 27 en octobre 2025, qui obligera les entreprises québécoises à prévenir les risques psychosociaux. Marc-André Nataf, directeur général de Cegid Amérique du Nord, souligne que « les disparités observées selon les revenus et les générations soulignent la nécessité de poursuivre les efforts » pour créer des environnements de travail plus sains.

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La rédaction