Cap sur les embauches au premier semestre 2025

Par La rédaction | 2 January 2025 | Last updated on 2 January 2025
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Succès de la réunion. Deux hommes d'affaires se serrant la main à l'extérieur.
da-kuk / iStock

Les entreprises canadiennes se préparent à une année marquée par des occasions d’embauche. Plus de la moitié des organisations (52 %) envisagent d’ajouter de nouveaux postes permanents au cours des six premiers mois de l’année, selon une récente étude du cabinet de recrutement Robert Half. Cette dynamique répond aux besoins de main-d’œuvre liés à la croissance des entreprises, au roulement du personnel et au lancement de nouveaux projets.

Le sondage, réalisé en décembre 2024 auprès d’un millier degestionnaires canadiens, révèle que le nombre net de nouvelles embauches devrait demeurer robuste au cours de la nouvelle année. La proportion d’entreprises cherchant à pourvoir des postes vacants augmentera au premier semestre 2025, passant de 41 % à 49 % par rapport à la même période l’an dernier.

Près de la moitié des moyennes entreprises prévoient ainsi que leurs stratégies d’embauche prendront de l’ampleur, tandis que les grandes entreprises maintiendront leurs stratégies actuelles. Les petites entreprises sont plus nombreuses à prévoir un gel de l’embauche ou des mises à pied. Mais seulement 1 % des entreprises prévoient d’éliminer des postes.

En parallèle, 54 % des entreprises prévoient de recruter davantage de professionnels contractuels pour renforcer leurs équipes sur des projets spécifiques.

Trois principaux moteurs expliquent ces perspectives positives pour le premier semestre 2025 :

  • la croissance de l’entreprise (47 % des gestionnaires),
  • le taux de roulement des employés (44 %)
  • et les nouveaux projets (41 %).

Selon Koula Vasilopoulos, première directrice générale chez Robert Half Canada, les défis de 2024 — notamment les pénuries de talents, les lacunes de compétences, les nouvelles politiques de travail au bureau et les conditions économiques — ont rendu le marché du travail complexe. Pour réussir en 2025, les entreprises devront se concentrer sur des stratégies adaptées pour atteindre leurs objectifs, réduire l’épuisement professionnel et attirer les meilleurs talents, souligne-t-elle.

Le retard dans le pourvoi des postes vacants pourrait avoir des conséquences importantes. Selon l’étude, les gestionnaires sondés signalent que des projets critiques risquent d’être reportés, ce qui pourrait entraîner des baisses de productivité, une surcharge de travail pour les équipes existantes et un risque accru d’épuisement professionnel ainsi que des retards dans les échéanciers.

Dans un contexte de forte concurrence, les gestionnaires canadiens comptent sur plusieurs initiatives pour séduire les candidats qualifiés. Ils veulent établir des partenariats avec des cabinets de recrutement, encourager les recommandations d’employés actuels au moyen de primes, offrir des stages rémunérés pour étudiants et nouveaux diplômés. Ils veulent également promouvoir des programmes de mentorat et mettre en place des parcours de carrière clairs pour encourager la mobilité interne.

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La rédaction