Carrière : un potentiel négligé par les employeurs ?

10 February 2025 | Last updated on 7 February 2025
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La jeune fille libère le papillon à partir du moment Concept de liberté.
sarayut / iStock

Les employeurs passent-ils à côté du potentiel d’avancement professionnel ? La question se pose alors que, d’après la première étude de la série « People at Work 2025 », réalisée à partir du Global Workforce Survey d’ADP, seulement 22 % des travailleurs estiment avoir les compétences pour progresser dans leur carrière.

Ce premier volet d’une série d’études menées auprès de 38 000 adultes actifs sur six continents et dans divers secteurs examine l’opinion des travailleurs sur leurs compétences actuelles et les efforts de leurs employeurs quant à la formation en cours d’emploi.

L’équipe de recherche d’ADP a constaté que la plupart des travailleurs pensent que leurs employeurs pourraient faire mieux en matière de développement des compétences.

Ce phénomène semble particulièrement prononcé au Canada, où seulement 22 % des répondants, contre 24 % au niveau mondial, estiment posséder les compétences requises pour progresser dans leur carrière au cours des trois prochaines années.

UN INVESTISSEMENT INSUFFISANT

Les répondants canadiens croient aussi que les employeurs n’investissent pas assez dans le développement des compétences.

De fait,seulement 17 % d’entre eux pensent que leur employeur investit suffisamment pour faire avancer leur carrière, soit 3 % de moins qu’aux États-Unis.

L’étude indique également que les hommes (18 %) sont plus susceptibles que les femmes (13 %) de penser qu’ils possèdent les compétences nécessaires pour progresser dans leur carrière.

LA PROGRESSION DE CARRIÈRE ET LES HORAIRES FLEXIBLES À ÉGALITÉ

Fournir aux employés les compétences de demain est lié à la productivité, à la rétention et à la réputation, souligne l’équipe de recherche d’ADP.

D’après l’étude, parmi les principales raisons pour lesquelles les travailleurs dans le monde choisissent de rester chez leur employeur, les possibilités d’avancement professionnel arrivent ex æquoavec les horaires flexibles.

De plus, les travailleurs qui estiment que leur employeur leur fournit la formation nécessaire sont près de six fois plus enclins à recommander leur entreprise comme étant un lieu de travail favorable.

« Nos recherches montrent qu’une main-d’œuvre qualifiée est plus loyale envers son employeur et plus productive. Pourtant, seule une petite fraction des travailleurs se perfectionnent dans les deux ans suivant leur embauche », constate Nela Richardson, économiste en chef chez ADP.

« Si les entreprises veulent profiter des énormes progrès technologiques à venir, elles doivent commencer par investir dans les compétences et la progression de carrière de leurs employés », ajoute-t-elle.

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