D’après la FCEI, l’économie canadienne devrait croître au T1 2026

Par La rédaction | 22 January 2026 | Last updated on 21 January 2026
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GeorgePeters / iStock

L’économie canadienne devrait afficher une croissance marquée au premier trimestre (T1) de 2026, avec une hausse estimée à 3,4 %. Cette progression s’inscrit dans la continuité des résultats positifs observés à la fin de l’année précédente, selon le rapport Perspectives trimestrielles des PME, publié par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

En effet, d’après les prévisions et estimations préparées par la FCEI, l’économie canadienne a enregistré une croissance de 0,6 % au T4 2025.

Le taux d’inflation mesuré par l’indice des prix à la consommation (IPC) a atteint 2,2 % au T4 2025, et il devrait progresser légèrement pour atteindre 2,3 % au T1 2026.

Après une modeste hausse de 0,7 % au T4, l’investissement privé devrait augmenter de 3,5 % au T1, « ce qui demeure très faible pour cet indicateur », commente la FCEI.

Le taux de postes vacants du secteur privé est resté stable à 2,8 % au T4 2025, correspondant à 387 600 postes à pourvoir.

LES SEGMENTS B2B ET B2C

Ce trimestre, une analyse spéciale des entreprises B2B et B2C a révélé que, bien que l’ensemble des entreprises affiche un niveau d’optimisme nettement inférieur à celui du T1 2025, les entreprises du segment B2C ont démontré une capacité de reprise plus rapide.

Selon la FCEI, la demande insuffisante, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée et les contraintes de distribution touchent plus fortement les entreprises B2B, alors que le manque d’espace physique nuit davantage aux organisations B2C.

PLUS DE SORTIES QUE D’ENTRÉES

L’analyse sectorielle de la dynamique des entreprises met en évidence que, depuis plus d’un an, les taux de sortie excèdent les taux d’entrée, les pires ratios étant observés dans les secteurs des transports, du commerce de gros et de la finance et des assurances.

Des secteurs comme l’hébergement-restauration et les services professionnels, autrefois positifs, affichent désormais des ratios négatifs.

Seul le secteur de la santé et l’éducation est demeuré positif.

UNE ÉCONOMIE RÉSILIENTE, MAIS…

Malgré les turbulences de 2025, l’économie canadienne demeure résiliente, même si sa dynamique reste sous l’influence des tensions géopolitiques et du commerce mondial, analyse Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche de la FCEI.

L’investissement privé a reculé de 1,2 % sur un an, avec un léger rebond, mais un véritable redressement dépendrait d’une réduction de l’incertitude et de politiques ambitieuses, comme des allégements fiscaux et la disparition des obstacles au commerce intérieur.

Enfin, il souligne que la perte d’entreprises qui ne sont pas remplacées par de nouvelles est préoccupante et appelle les décideurs à renforcer la compétitivité et la solidité de l’environnement économique.

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La rédaction