Des changements d’emploi à anticiper

Par La rédaction | 11 February 2025 | Last updated on 10 February 2025
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Femme d’affaires en entretien d’embauche.
rudi_suardi / iStock

Un pourcentage non négligeable de travailleurs (38 %) aurait déjà commencé ou envisagerait de chercher un nouvel emploi au cours du premier semestre de 2025, tandis que 39 % se disent prêts à changer si une opportunité se présente, révèle une nouvelle étude de Robert Half. Ce chiffre est toutefois en baisse par rapport à la moitié des employés en juillet 2024.

Le salaire est à nouveau désigné comme le principal facteur influençant la recherche d’un nouvel emploi (41 %). Les autres raisons évoquées sont :

  • de meilleurs avantages sociaux et accessoires (31 %) ;
  • une plus grande flexibilité liée au télétravail (27 %) ;
  • davantage de possibilités de perfectionnement professionnel (20 %).

Parmi ceux refusant d’envisager un tel changement, les raisons invoquées étaient que leur travail actuel leur offrait :

  • un salaire concurrentiel avec des augmentations régulières au mérite (74 %) ;
  • des charges de travail et des attentes raisonnables (70 %) ;
  • des possibilités d’avancement et un soutien de la part des gestionnaires (69 %) ;
  • une culture de travail positive (68 %) ;
  • et/ou de la flexibilité quant aux horaires et lieux de travail (66 %).

« Bien que de nombreux professionnels souhaitent toujours se trouver un nouvel emploi à l’heure actuelle, la diminution de la recherche active d’emploi pourrait entraîner une augmentation des défis en matière d’embauche pour près de la moitié des entreprises qui prévoient d’élargir leur main-d’œuvre en 2025 », prévient Koula Vasilopoulos, première directrice générale chez Robert Half Canada.

Le sondage de Robert Half montre également que la majorité des travailleurs (94 %) ont confiance en leurs compétences et leurs capacités. La plupart (73 %) rapportent même avoir acquis de nouvelles compétences au cours de l’année écoulée. Ainsi, il semble logique qu’une bonne proportion de travailleurs (72 %) estiment qu’ils pourraient trouver rapidement un emploi s’ils en avaient besoin ou s’ils souhaitaient le faire.

DES OBSTACLES À L’EMBAUCHE

Interrogés sur les potentiels obstacles qui pourraient les entraver dans une recherche d’emploi, les professionnels citent :

  • la rédaction d’un curriculum vitæ qui se démarque (70 %),
  • la difficulté de trouver des offres correspondant à leurs compétences et objectifs (68 %),
  • le manque de temps pour chercher, postuler et effectuer un suivi auprès des recruteurs (à égalité à 55 %).

D’autres points dissuadent les travailleurs à postuler un quelconque emploi, notamment :

  • le fait de ne pas trouver d’échelle salariale dans la description d’emploi (42 %),
  • des responsabilités professionnelles, des rapports hiérarchiques et un cheminement de carrière vagues ou déraisonnables (35 %)
  • ou encore une mauvaise communication avec le responsable d’embauche ou le recruteur (33 %).

« Les employeurs devront se concentrer sur des stratégies qui les aideront à trouver les bons talents, à promouvoir un processus de recrutement harmonieux et à attirer des travailleurs qualifiés qui souhaitent occuper de nouveaux rôles », avance Koula Vasilopoulos.

Le sondage en ligne a été mis au point par Robert Half et mené par une société de recherche indépendante en décembre 2024. Il comprend les réponses de 1 500 professionnels âgés de 18 ans ou plus à l’échelle du Canada.

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