Des chefs d’entreprise optimistes

Par La rédaction | 3 February 2025 | Last updated on 31 January 2025
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Jacob Wackerhausen / iStock

Plus de la moitié des chefs d’entreprise (60 %) prévoient une croissance économique mondiale au cours des 12 prochains mois, contre 38 % l’année dernière et 18 % il y a deux ans, révèle entre autres le Global CEO Survey 2025 de PwC, une enquête annuelle mondiale lancée à l’occasion du Forum économique mondial de Davos.

En outre, 42 % des chefs d’entreprise envisagent d’augmenter leurs effectifs de 5 % au cours des 12 prochains mois, soit plus du double de ceux qui prévoient de les réduire (17 %), et une augmentation par rapport aux 39 % de l’année dernière.

Ce pourcentage est encore plus élevé (48 %) parmi les petites entreprises (moins de 100 millions de dollars) ainsi que dans les secteurs de la technologie (61 %), de l’immobilier (61 %), du capital-investissement (52 %) et de l’industrie pharmaceutique et des sciences de la vie (51 %).

DES RISQUES POSSIBLES

Malgré leur optimisme, les chefs d’entreprises considèrent la volatilité macroéconomique (29 %) et l’inflation (27 %) comme les principaux risques pour l’année à venir.

Ces risques varient cependant selon les régions :

  • au Moyen-Orient (41 %) et en Europe centrale et orientale (34 %), les conflits géopolitiques sont considérés comme le risque le plus important ;
  • en Europe occidentale, la volatilité macroéconomique (29 %) arrive en tête, devant les cyberrisques (27 %), le manque de travailleurs qualifiés (25 %) et l’inflation (24 %) ;
  • en Afrique, l’inflation est la préoccupation majeure (39 %) ;
  • alors qu’en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, les risques s’alignent avec les moyennes mondiales.

LA NÉCESSITÉ DE SE RÉINVENTER

L’enquête fait également ressortir une préoccupation quant à la viabilité des entreprises.

Conformément aux deux dernières années, 42 % des répondants pensent que leur entreprise ne survivra pas au-delà de la prochaine décennie si elle ne se réinvente pas. Parmi eux, 42 % pointent les changements réglementaires comme le facteur ayant le plus d’impact sur leur viabilité économique.

Face à cela, les dirigeants d’entreprise s’efforcent activement de réinventer leurs modèles économiques.

Dans tous les secteurs, 63 % ont pris au moins une mesure importante pour modifier la façon dont leur entreprise crée, fournit et capture de la valeur ces cinq dernières années. De plus, 38 % ont déclaré avoir commencé à rivaliser dans au moins un nouveau secteur ces cinq dernières années. Environ un tiers (34 %) des répondants mentionnent que ces nouvelles activités ont représenté plus de 20 % du chiffre d’affaires de l’entreprise au cours de cette période.

Cependant, l’enquête révèle que le rythme de la réinvention est lent et qu’une grande majorité d’entreprises manquent d’agilité.

LES EFFETS DE L’IA GÉNÉRATIVE

Selon l’enquête, les chefs d’entreprise sont également optimistes quant au potentiel de l’intelligence artificielle (IA) générative et note son impact tangible.

En effet, 56 % ont rapporté des gains d’efficacité dans le temps de travail de leurs employés au cours des 12 derniers mois, tandis que 32 % ont observé une augmentation de leur chiffre d’affaires.

Toutefois, les performances sont légèrement inférieures aux attentes exprimées l’année dernière.

Pour 2024, 46 % ont déclaré qu’ils s’attendaient à une amélioration de la rentabilité. Un an plus tard, seulement 34 % partagent cet avis. Malgré tout, l’optimisme est en légère hausse par rapport à l’année dernière, 49 % des entreprises s’attendant à une augmentation de la rentabilité au cours des 12 prochains mois.

Par ailleurs, 47 % prévoient intégrer l’IA, y compris l’IA générative, dans leurs plateformes technologiques au cours des trois prochaines années, 41 % dans les processus opérationnels de base et 30 % dans le développement de nouveaux produits et services.

PwC mentionne que leurs données ne laissent pas présager une réduction massive des possibilités d’emploi dans l’économie mondiale due à l’IA générative. D’ailleurs, l’enquête montre que les chefs d’entreprise plutôt une augmentation des effectifs (17 %) plutôt que par une réduction de ceux-ci (13 %) liée à l’IA générative.

D’après PwC, la confiance dans l’IA demeure un obstacle à son adoption. Seulement un tiers des répondants ont déclaré avoir un haut degré de confiance dans l’intégration de la technologie dans leurs processus d’entreprise.

DES INVESTISSEMENTS CLIMATIQUES PAYANTS, MAIS…

Enfin, les chefs d’entreprise continuent de s’engager dans la transition climatique.

Ainsi, au cours des cinq dernières années, PwC a noté que les investissements liés au climat étaient six fois plus susceptibles d’entraîner une augmentation (33 %) qu’une diminution (5 %) des recettes.

De plus, près de deux tiers des chefs d’entreprise ont constaté une réduction des coûts ou une absence d’effet significatif sur les coûts.

Néanmoins, des obstacles subsistent quant à la réalisation d’investissements liés au climat, notamment la complexité réglementaire (24 %) les faibles retours sur investissement (18 %) ou l’absence d’adhésion de la direction ou du conseil d’administration (6 %).

L’enquête a été menée auprès de 4 701 chefs d’entreprise dans 109 pays et territoires entre le 1er octobre et le 8 novembre 2024.

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La rédaction