Encourager le repreneuriat féminin

Par La rédaction | 13 February 2026 | Last updated on 12 February 2026
2 min read
Deux professionnels discutent d’idées dans un bureau.
LaylaBird / iStock

BCF Avocats d’affaires, le Fonds de solidarité FTQ et Repreneuriat Québec lance officiellement le Mouvement Repreneuriat au féminin. Le moment paraît d’autant plus opportun que près de 10 000 entreprises québécoises prévoient une vente au cours de la prochaine année, et près de 50 000 d’ici cinq ans.

Le Mouvement a pour ambition de porter de 26 % à 35 % la proportion de repreneures d’ici cinq ans, en :

  • levant les obstacles à l’accès des femmes à la propriété d’entreprise,
  • renforçant leur leadership économique
  • et en mobilisant l’écosystème autour d’initiatives concrètes en faveur de la relève.

Le but est de faire du repreneuriat féminin une solution accessible et reconnue tout en faisant en sorte que le Québec devienne un leader mondial en matière de repreneuriat au féminin.

Le Mouvement repose sur trois initiatives concrètes :

  • faire rayonner les repreneures, notamment par des offensives de visibilité, dont une première capsule vidéo ;
  • créer des espaces de rencontre et de dialogue, en investissant des tribunes existantes et en favorisant les échanges à l’échelle du Québec ;
  • lancer un site web de référence (https://repreneuriataufeminin.com/) contenant informations clés et outils pour accompagner les femmes dans leur parcours.

Alors que nombre d’entreprises cherchent une relève pour éviter de disparaître ou d’être relocalisées, les femmes pourraient constituer une partie de la solution. Elles demeurent toutefois largement sous-représentées dans la reprise d’entreprises : elles ne représentaient que le quart (26 %) des repreneurs entre 2015 et 2022, une proportion qui chute à 18,3 % si l’on exclut les transferts à la conjointe.

Cette proportion moindre s’explique par les nombreux obstacles auxquelles les femmes sont confrontées. Elles se heurtent notamment à un accès plus restreint au capital, à un manque d’accompagnement spécialisé, ainsi qu’à des enjeux de conciliation et à des stéréotypes persistants.

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La rédaction