Jongler avec plusieurs sources de financement pour stimuler la croissance d’une entreprise

Par La rédaction | 10 April 2025 | Last updated on 9 April 2025
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da-kuk / iStock

Employé le jour, entrepreneur la nuit : cela semble devenir la nouvelle réalité quotidienne de nombreux propriétaires d’entreprise au Canada. Un nouveau sondage d’Ownr une plateforme de gestion destinée aux petites entreprises dévoile que 86 % des propriétaires d’entreprise au pays ont recours à des revenus autres que ceux générés par leur entreprise pour concrétiser des objectifs de croissance.

Ils puisent dans leurs économies personnelles, maintiennent un emploi parallèle ou contractent des prêts issus de diverses sources, qu’elles soient bancaires, gouvernementales ou familiales, démontrant leur adaptabilité dans un contexte économique instable.

Plus de la moitié des répondants ont déclaré jongler avec deux ou trois sources de revenus distinctes. Ces fonds supplémentaires ont directement contribué à l’avancement de leurs projets d’expansion.

Pour ce faire, les stratégies les plus privilégiées sont orientées vers la clientèle :

  • lancement de nouveaux produits ou services (43 %),
  • renforcement des relations avec les clients existants (41 %)
  • et hausse des prix (35 %).

Le marketing et les ventes apparaissent comme des leviers clés. En 2024, 35 % des entrepreneurs estiment que leurs investissements dans ces domaines ont généré le plus de valeur. Cette tendance devrait se poursuivre, 41 % souhaitent augmenter ces dépenses, et 44 % prévoient développer leurs compétences dans ce secteur.

LES ENTREPRENEURS SOLOS, PLUS VULNÉRABLES
Parmi les répondants, près de la moitié (48 %) sont des « solopreneurs » — les seuls propriétaires et opérateurs de leur entreprise. Ce groupe fait face à des défis accrus en matière de planification à long terme et d’adaptation aux changements de marché, faute de ressources suffisantes.

Un décalage apparaît en matière de planification : 38 % des entrepreneurs solos n’ont jamais élaboré de plan d’affaires officiel, contre 26 % pour l’ensemble des entrepreneurs interrogés. De même, seuls 39 % d’entre eux se sentent suffisamment informés sur l’impact des taux d’intérêt et des tendances macroéconomiques, contre 50 % pour l’ensemble des répondants.

Or, selon Jordan Casey, chef de la direction chez Ownr, un plan d’affaires est un outil structurant pour naviguer dans un contexte incertain. « Il constitue un cadre efficace pour anticiper les risques, élaborer des scénarios et mettre en œuvre des mesures d’urgence financières et opérationnelles. Il peut aider les entreprises à s’adapter plus aisément aux aléas du marché. »

L’efficacité d’un tel plan est démontrée par les chiffres : près de 70 % des entrepreneurs disposant d’un plan d’affaires sont optimistes quant à leur croissance dans le climat économique actuel, contre seulement 48 % de ceux qui n’en ont pas.

« De la pandémie à l’inflation en passant par les droits de douane, les entrepreneurs sont restés résilients », conclut Jordan Casey, soulignant l’importance de fournir aux acteurs économiques des conseils stratégiques et des solutions abordables pour qu’ils puissent se concentrer sur leur cœur de métier.

Le sondage a été mené par RBCx en janvier et février auprès de 1004 propriétaires d’entreprises actuels ou en devenir d’ici la prochaine année.

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La rédaction