La confiance des PME continue de grimper

Par La rédaction | 5 January 2026 | Last updated on 5 January 2026
2 min read
Femme complétant des ordres par ordinateur portatif.
AnnaStills / iStock

La confiance des PME continue sa remontée en décembre, selon le dernier Baromètre des affaires de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). L’indice de confiance a ainsi gagné 4,2 points par rapport au mois dernier pour s’établir à 59,9, soit juste en dessous de sa moyenne historique.

« Les résultats de décembre sont encourageants, mais ils ne racontent pas toute l’histoire. Même si le niveau de confiance se rapproche de sa moyenne historique, plus de la moitié des propriétaires de PME affirment que la demande insuffisante demeure le principal obstacle à leur croissance. C’est un signe évident que l’économie reste fragile à l’aube de 2026 », souligne Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche à la FCEI.

Le niveau de confiance à court terme reste effectivement faible au pays, ce qui reflète l’incertitude économique. 

LE QUÉBEC MOINS BIEN LOTI

Si l’indice a généralement enregistré une nette remontée et s’est renforcé dans la plupart des provinces, le Québec fait exception. Alors que l’indice de confiance dépasse 60 en Colombie-Britannique, en Ontario et en Alberta, il a reculé à 50 dans la Belle Province, la plaçant au dernier rang du classement provincial.

Les résultats sectoriels sont eux aussi mitigés. On observe un recul saisonnier dans les secteurs de l’hébergement et la restauration ainsi que dans la construction, mais une progression dans ceux de la santé et de l’éducation, du commerce de détail et de l’assurance. 

« Les propriétaires de PME disent que 2025 a été une véritable montagne russe. Elle a été à la fois difficile et imprévisible. Malgré quelques signes encourageants, les préoccupations liées à la demande, aux coûts et au personnel continuent de peser sur les PME alors que l’incertitude commerciale complique leur planification », fait remarquer Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.

Quant aux plans de hausse des prix et des salaires, ceux-ci sont restés relativement stables à 2,6 % et 2,2 % respectivement. Peu d’entreprises considèrent l’embauche de personnel à temps plein. La proportion d’employeurs qui envisagent de réduire leurs effectifs (16 %) dépasse celle de ceux qui prévoient embaucher (14 %).

L’insuffisance de la demande est toujours le principal obstacle à la croissance (54 % des PME). Tandis que les coûts fiscaux et réglementaires (62 %), les charges salariales (60 %) et les coûts d’assurance (58 %) sont les principales contraintes financières en cette fin d’année.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction