La guerre tarifaire se répercute déjà sur les PME canadiennes, selon la FCEI

Par La rédaction | 7 April 2025 | Last updated on 4 April 2025
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Deux gants de boxe l'un face à l'autre, l'un avec les couleurs du drapeau du Canada et un avec les couleurs du drapeau des États-Unis.
wildpixel / iStock

Un sondage récent sur la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada réalisé par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) révèle des perturbations généralisées des affaires en raison de la guerre commerciale.

Au total, 2 957 membres de la FCEI, qui sont propriétaires d’entreprises canadiennes indépendantes dans tous les secteurs et toutes les régions, ont répondu à ce coup de sonde entre le 13 mars et le 19 mars 2025.

Ce sondage, qui met en lumière les défis, les stratégies et les effets plus généraux de la guerre tarifaire sur les activités des PME, donne une idée plus précise sur la façon dont elles gèrent ces pressions.

DES PERTURBATIONS TOUS AZIMUTS

La majorité des entreprises interrogées (80 %) déclarent être affectées par la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada, évoquant la hausse des coûts, la faiblesse du dollar canadien, la baisse de la demande ainsi que les difficultés de tarification.

L’incertitude économique, l’augmentation des coûts d’exploitation, les défis liés à la fixation des prix de même que les problèmes de liquidités figurent parmi les principales préoccupations des entrepreneurs.

UN REPLI SUR LES MARCHÉS INTÉRIEURS ET EXTÉRIEURS AUX ÉTATS-UNIS 

Plusieurs PME réduisent leurs investissements aux États-Unis, privilégiant les fournisseurs et marchés canadiens ainsi que les produits fabriqués au Canada.

D’autres explorent des options à l’international afin d’atténuer les risques et de maintenir leurs activités.

Malgré les stratégies variées mises en œuvre par les entreprises pour réduire les effets de la guerre commerciale, seulement 30 % d’entre elles estiment que ces mesures sont véritablement efficaces, indique le sondage.

Outre l’imprévisibilité des tarifs qui complique la planification, de nombreux dirigeants trouvent que la guerre commerciale est de plus en plus stressante pour la gestion de leur entreprise.

Par ailleurs, 50 % des PME ne considèrent plus les États-Unis comme un partenaire commercial fiable. 

UNE INCERTITUDE QUANT AUX RÈGLES DE L’ACEUM

D’après le sondage, si la majorité des exportateurs vers les États-Unis respectent les règles de l’ACEUM, 30 % restent incertains quant à leur conformité. Près d’un tiers des exportateurs se limitent au seuil de minimis pour exporter des marchandises vers les États-Unis. 

Enfin, de nombreuses entreprises sollicitent l’appui gouvernemental pour gérer efficacement la paperasse liée aux échanges commerciaux.

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La rédaction