Le Québec en tête de l’intégration de l’IA générative au Canada

Par La rédaction | 11 November 2024 | Last updated on 8 November 2024
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Technologie numérique, femme d’affaires tenant sur l’IA pour commander la recherche d’informations commerciales, travailler dans le commerce électronique, freelance, réseau internet et cybersécurité de centre de données.
Chayada Jeeratheepatanont / iStock

Le Québec se démarque en prenant un pas d’avance dans l’adoption de l’intelligence artificielle (IA) générative, révèle une nouvelle enquête de KPMG. Avec un taux d’adoption de 76 % parmi les organisations québécoises, la province surpasse nettement la moyenne nationale de 61 %. C’est aussi le plus élevé au Canada.

Près de la moitié (46 %) de ces organisations affirment avoir pleinement intégré cette technologie dans leurs processus de travail, soit 10 points de pourcentage de plus que la moyenne nationale, située à 36 %.

UN AVANTAGE CONCURRENTIEL

L’IA générative est perçue comme un levier stratégique pour les entreprises québécoises : 92 % des répondants considèrent cette technologie comme essentielle pour maintenir un avantage concurrentiel, contre 89 % au niveau national.

Selon David Marotte, responsable des données et de l’IA chez KPMG au Québec, cette dynamique témoigne de l’engagement des entreprises québécoises à maintenir leur leadership en matière d’innovation technologique.

Le principal usage de l’IA générative concerne la conformité réglementaire, mentionnée par la majorité des répondants, suivi de l’automatisation des tâches grâce aux copilotes (37 %) et de la production de documents de marketing (30 %).

Bien que l’IA générative soit une priorité d’investissement pour 72 % des organisations, ce chiffre est légèrement inférieur à la moyenne nationale de 75 %, possiblement en raison d’une adoption plus précoce de cette technologie par les entreprises québécoises, observe David Marotte.

RENDEMENT DU CAPITAL INVESTI

En termes d’investissement, 86 % des organisations québécoises prévoient un retour sur investissement dans les cinq prochaines années, par rapport à 88 % à l’échelle nationale. Elles investissent principalement dans les secteurs des technologies de l’information (60 %), de la recherche et développement (47 %), de l’ingénierie (37 %) et de la stratégie (30 %).

Pour évaluer le rendement de leurs investissements, 50 % des entreprises québécoises privilégient l’amélioration de la rentabilité, tandis que 41 % choisissent l’augmentation de la productivité.

DÉFIS ET SOLUTIONS

Malgré cet enthousiasme, des défis subsistent. La compréhension et l’adoption de l’IA par les employés constituent un obstacle majeur pour 78 % des organisations québécoises, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne nationale. Les questions éthiques, incluant la protection des données, la transparence et la désinformation, préoccupent également les trois quarts des répondants.

Pour surmonter ces obstacles, David Marotte recommande de mettre en place des programmes flexibles de formation continue et d’adopter des cadres de gestion des risques robustes. Il souligne également l’importance de renforcer l’alignement entre la technologie et les parties prenantes internes et externes pour optimiser l’impact de l’IA générative.

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La rédaction