Le salaire n’est plus la principale source de motivation

Par La rédaction | 27 June 2025 | Last updated on 26 June 2025
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lemono / iStock

Pour la première fois depuis sa création, le sondage Workmonitor 2025, effectué par Randstad, révèle que les talents ne cherchent plus seulement un bon salaire ou un titre professionnel.

Ce sondage mené auprès de 800 Canadiens montre que de nouvelles attentes de la part des employés sont en train d’émerger.

UN EMPLOI TAILLÉ SUR MESURE 

Les employés d’aujourd’hui recherchent en effet un emploi qui s’arrime à leurs valeurs personnelles, à leur rythme de vie et à leurs ambitions.

Selon le sondage, 44 % des personnes interrogées déclarent qu’ils refuseraient un emploi si les valeurs de l’entreprise ne correspondaient pas aux leurs.

De plus, près d’un tiers des répondants ont quitté leur emploi en raison d’un manque de développement personnel ou d’occasions de progression.

Et, d’après le rapport, pour la première fois en 22 ans d’existence de Workmonitor, l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est devenu la principale motivation, surpassant le salaire.

La flexibilité, la conciliation et la croissance interne sont désormais des attentes de base. 

UN SENTIMENT DE COMMUNAUTÉ

Les talents recherchent également un environnement sain et inclusif, basé sur la confiance et l’authenticité. 

Ainsi, 89 % des répondants affirment vouloir que leur milieu de travail ressemble davantage à une communauté. 

En outre, 86 % disent performer davantage au travail lorsqu’ils ressentent un esprit de communauté avec leurs collègues, dans un milieu de travail non toxique.

D’ailleurs, 42 % des répondants déclarent avoir déjà démissionné de leur emploi à cause d’une culture du travail toxique.

Toutefois, 67 % confient cacher certains aspects d’eux-mêmes au travail, contre 59 % l’an passé.

Finalement, bien que les employés valorisent l’équité au travail, 59 % estiment que leur organisation n’en fait pas assez sur ce plan.

DES POSSIBILITÉS DE DÉVELOPPEMENT

Comme le révèle aussi le sondage, les employés souhaitent avoir un accès équitable à la formation, au développement continu de leurs compétences, y compris en intelligence artificielle et en technologies émergentes, ainsi qu’à des possibilités de reconversion professionnelle.

En fait, 39 % des répondants au sondage indiquent qu’ils pourraient refuser un emploi s’il n’offrait aucune possibilité de développement. 

Alors que 36 % des répondants affirment que les employeurs ont amélioré leur soutien à la formation, 32 % sont prêts à se perfectionner.

Cela dit, 30 % considèrent toujours que la reconversion professionnelle relève principalement de la responsabilité de l’employeur.

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La rédaction