L’équilibre de vie, priorité numéro un des travailleurs autonomes canadiens

Par La rédaction | 25 August 2025 | Last updated on 22 August 2025
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Deux professionnels discutent d’idées dans un bureau.
LaylaBird / iStock

Lorsqu’il s’agit de sélectionner un contrat, les pigistes canadiens placent en tête de leurs priorités l’équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Selon l’étude « Comment travaillent les pigistes au Canada », menée par la plateforme freelance.ca, ce critère influence la décision de plus de 60 % des travailleurs autonomes interrogés, loin devant la rémunération.

Réalisé entre le 27 janvier et le 25 février 2025 auprès de 324 participants, le sondage met en lumière les principales motivations qui poussent les professionnels à se tourner vers le travail indépendant. La flexibilité figure au deuxième rang, immédiatement suivie par l’indépendance et l’autodétermination, citées par 54 % des répondants. Parmi les autres facteurs évoqués figurent l’esprit entrepreneurial, la diversité des projets ou encore la possibilité de combler une période de transition en attendant un emploi permanent.

Pour une majorité de travailleurs autonomes, organiser librement son horaire l’emporte sur la perspective d’un revenu plus élevé. Ainsi, seuls 29 % des répondants considèrent l’accès à de meilleures occasions financières comme une motivation à se lancer en affaires. Plus de la moitié déclarent plutôt avoir choisi ce mode de travail pour bénéficier d’une autonomie accrue.

Les sources de motivation varient également selon les profils, mais certaines tendances émergent. Pour 71 % des répondants, c’est avant tout la nature des tâches qui les stimule, devant la richesse intellectuelle du travail et les occasions d’apprentissage. Le revenu reste un facteur important (66 %), mais il ne prime pas sur la nature du travail. Les professionnels en TI jugent l’impact de leur travail comme un moteur essentiel.

Malgré ces avantages, la recherche de contrats demeure le principal défi pour les 2,7 millions de travailleurs autonomes au Canada. Pour décrocher des mandats, 65 % misent sur leurs réseaux personnels et les réseaux sociaux, souvent complétés par un site Internet professionnel. Les plateformes spécialisées de mise en relation connaissent également un essor notable : 58 % des répondants déclarent les utiliser régulièrement. En revanche, les sites d’emploi traditionnels et les services de recrutement classiques séduisent de moins en moins.

L’étude révèle par ailleurs que 72 % des pigistes se disent ouverts à retourner vers l’emploi salarié, principalement pour profiter d’une rémunération plus stable ou d’avantages sociaux. « L’essor du télétravail a multiplié les occasions pour les pigistes d’offrir leurs services à des clients au-delà des frontières canadiennes. Cette ouverture internationale constitue un levier majeur pour l’avenir du travail autonome », observe Simon Gravel, PDG de freelance.ca. Selon lui, l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les processus de travail des pigistes marque également un tournant. « Les outils d’IA offrent aux pigistes un soutien inestimable dans l’exécution de leurs tâches », estime-t-il.

Au cours des 12 derniers mois, la majorité des travailleurs autonomes ont exercé exclusivement au Canada. Les États-Unis représentent un marché de choix avec 17 % des pigistes canadiens qui y collaborent avec des clients, même si seulement 15 % d’entre eux exercent directement sur place. Les projets réalisés en dehors de l’Amérique du Nord par des pigistes canadiens restent marginaux.

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La rédaction