Les entreprises canadiennes adoptent l’IA pour gérer leurs finances

Par La rédaction | 7 February 2025 | Last updated on 6 February 2025
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Robot humanoïde d’IA touchant l’écran virtuel d’hologramme affichant le concept du big data.
NanoStockk / iStock

L’intelligence artificielle (IA) transforme la gestion financière des entreprises canadiennes. Ainsi, plus de huit entreprises sur dix au Canada intègrent l’IA dans leurs opérations financières, un taux supérieur à la moyenne mondiale, révèle un sondage de KPMG.

Selon l’étude menée auprès de 2900 organisations dans une vingtaine de pays, 82 % des entreprises canadiennes utilisent ou testent l’IA dans leur gestion financière, contre 71 % à l’échelle mondiale.

Cette adoption accélérée leur permet de prendre de meilleures décisions et d’automatiser des tâches complexes. Elle les aide également à optimiser leur rendement du capital investi (RCI) et à améliorer la précision de leurs prévisions financières.

Les compagnies qui adoptent l’IA pour leur gestion financière enregistrent des résultats concrets. Près de 69 % des entreprises canadiennes interrogées affirment que le rendement lié à l’IA atteint ou dépasse leurs attentes, soit huit points de pourcentage de plus que la moyenne mondiale. Ces firmes exploitent l’IA principalement pour optimiser la gestion de leur comptabilité (77 %), en planification financière (68 %), en fiscalité et en trésorerie.

LA FONCTION FISCALE EN TÊTE

L’utilisation de l’IA dans la gestion fiscale est celle qui progresse le plus rapidement au pays. Selon le sondage, 63 % des firmes canadiennes utilisent ou expérimentent l’IA en fiscalité, contre 34 % des entreprises à l’échelle mondiale. Toutefois, la majorité des entreprises (46 %) en sont encore à l’étape du projet pilote dans ce domaine.

Pour nombre d’entre elles, la complexité de la réglementation, le manque de données à jour, la lourdeur des systèmes informatiques hérités et le recours au jugement humain dans de nombreuses décisions représentent les principaux obstacles à l’adoption de l’IA dans la fonction fiscale, affirme Susie Cooke, responsable nationale en transformation fiscale chez KPMG Canada.

CE QUE FONT LES CHEFS DE FILE

Un quart des entreprises canadiennes sondées se démarquent dans l’utilisation de l’IA, selon KPMG. Ces chefs de file consacrent en moyenne 13 % de leur budget en technologies de l’information à l’IA, soit presque deux fois plus que les autres entreprises (7 %). De plus, ils exploitent un plus grand nombre de cas d’utilisation concrets, avec en moyenne six initiatives en cours chacun.

Ces leaders se distinguent également par leur capacité à surmonter les défis liés à l’adoption de l’IA, comme la sécurité des données, le manque de talents spécialisés en IA et le manque de données pertinentes et cohérentes, rapporte l’étude.

Pour être plus efficientes, certaines entreprises choisissent de mettre en place des équipes centralisées dédiées à l’IA au sein de leur fonction finance. D’autres créent des groupes spécialisés en IA dans chaque service financier pour faciliter l’optimisation des processus et la gestion des risques.

GOUVERNANCE DE L’IA

Les organisations qui se distinguent par leur utilisation de l’IA en gestion financière adoptent également des pratiques exemplaires en matière de gouvernance. Selon l’étude, 72 % d’entre elles ont défini des lignes directrices claires sur l’utilisation responsable de l’IA, tandis que 64 % investissent dans des plateformes technologiques modernes favorisant l’innovation.

Le sondage révèle par ailleurs que l’essor de l’IA dans la fonction finance rehausse les attentes des entreprises envers les auditeurs externes. Plus de la moitié des répondants (53 %) émettent ainsi le souhait que leurs auditeurs évaluent leur environnement de contrôle pour garantir une utilisation responsable de l’IA dans la présentation de l’information financière.

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La rédaction