Les fusions et acquisitions prêtes à rebondir au Canada en 2026

Par La rédaction | 26 January 2026 | Last updated on 26 January 2026
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Deux personnages qui parlent. Leurs bulles de discussion sont des pièces de puzzle qui vont s'emboîter
dane_mark / iStock

Le marché canadien des fusions et acquisitions devrait connaître un regain d’activité en 2026, porté par une série de grands projets appelés à jouer un rôle de catalyseur. C’est ce qui ressort d’une récente étude de KPMG Canada, fondée sur un sondage mené auprès de 252 chefs d’entreprise issus de 14 secteurs économiques à travers le pays.

En effet, selon ce sondage, un tiers des chefs d’entreprise prévoient faire d’importantes acquisitions au cours des 18 prochains mois.

Parmi les sociétés fermées ou financées par des fonds de capital-investissement, 36 % planifient une acquisition.

UN MARCHÉ INTERMÉDIAIRE PRIVÉ STIMULÉ

Les grands projets gouvernementaux stimuleront les fusions et acquisitions (F&A) en 2026, « en particulier dans le marché intermédiaire privé, où l’appétit pour les transactions est revenu dans la deuxième moitié de 2025 une fois le choc de la guerre commerciale aux États-Unis estompé », assure Marco Tomassetti, président de Financement corporatif KPMG au Canada.

Il précise que la stabilité des taux d’intérêt facilitera les financements, tandis qu’une confiance accrue des investisseurs et une accélération du transfert de richesse « mobiliseront davantage d’acheteurs stratégiques et financiers, tels que les fonds de capital-investissement cette année ».

UNE VAGUE D’INVESTISSEMENTS PUBLICS ET PRIVÉS

Comme le rappelle KPMG, le gouvernement fédéral du Canada prévoit investir 115,2 milliards de dollars (G$) au cours des cinq prochaines années, dont 54 G$ pour des infrastructures publiques essentielles comme le transport en commun et les infrastructures numériques axées sur l’intelligence artificielle (IA). Ces investissements devraient inciter le secteur privé à injecter plus de 1 billion de dollars supplémentaires.

Pour Marco Tomassetti, cette vague d’investissements publics et privés va continuer à stimuler les activités de F&A en 2026, notamment dans les secteurs de l’infrastructure, de l’énergie, des minéraux critiques, de la défense et du logement, alors que les investisseurs cherchent à renforcer leur portefeuille et leurs capacités dans des secteurs à fort potentiel de croissance.

L’accélération des investissements dans les infrastructures numériques fondées sur l’IA, comme les centres de données et les installations énergétiques et réseaux connexes, entraînera aussi des activités de F&A, car les entreprises veulent se positionner de façon plus compétitive dans la chaîne de valeur de l’IA.

Dans les secteurs de la construction, de l’ingénierie, des matériaux de construction, de la logistique, des services pétrogaziers, de la fabrication de pointe, de la robotique et des services aux entreprises, des regroupements sont attendus cette année, les entreprises cherchant à accroître leurs capacités pour répondre à la demande.

UNE FOULE DE POSSIBILITÉS SUR LE MARCHÉ INTÉRIEUR

Le programme économique du Canada créé pour les investisseurs canadiens offrira une foule de possibilités en 2026, estime Neil Blair, associé et leader national du groupe Services-conseils transactionnels de KPMG Canada.

Ainsi, les investissements dans l’infrastructure, l’énergie, les minéraux critiques et les services aux entreprises favoriseront la croissance et nécessiteront la présence de grandes entreprises capables de gérer des projets complexes.

Cette dynamique rendra les entreprises spécialisées de plus petite taille particulièrement attractives pour les acquisitions, tandis que les grands acteurs devront prendre de l’expansion pour répondre aux exigences des grands projets.

Par ailleurs, l’absence de relève et le potentiel inexploité dans les fonds de capital-investissement ainsi que les bureaux de gestion familiale contribueront également à stimuler les F&A partout en Amérique du Nord.

Au total,KPMG Canada a sondé 252 décideurs (chefs de la direction ou autres cadres dirigeants, vice-présidents ou administrateurs) dans des sociétés canadiennes dont le revenu brut annuel s’élève à plus de 50 M$ entre le 5 et le 14 novembre 2025, dans plus de 14 secteurs d’activité économique.

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La rédaction