Les PME croient que l’IA peut les aider à croître

Par La rédaction | 30 October 2024 | Last updated on 29 October 2024
4 min read
AI Intelligence artificielle Sécurité Sentinelle Mot de passe Cybersécurité Ransomware Email Phishing Technologie cryptée, information numérique protégée Verrouillage sécurisé.
Just_Super / iStock

La grande majorité des dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes (92 %) ont confiance dans les perspectives de croissance de leur entreprise et considèrent l’intelligence artificielle (IA) générative comme un élément essentiel pour atteindre leurs objectifs au cours des trois prochaines années, selon l’enquête de KPMG Entreprises privées 2024.

La proportion d’entrepreneurs confiants est nettement supérieure que le taux de 76 % mentionné dans le rapport Perspective des chefs de la direction de 2024. Après un ralentissement économique prolongé, et probablement grâce à l’adoption de la transformation numérique, les dirigeants d’entreprises se sentent plus résilients et mieux équipés pour faire face aux turbulences économiques. En effet, 88 % d’entre eux affirment que leur entreprise se trouve dans une meilleure position qu’il y a un an.

« Après une période de perturbations majeures, les dirigeants des PME canadiennes ont tiré de précieux enseignements en matière de résilience et d’agilité, ce qui les a rendus plus confiants quant à leur capacité à faire face à l’incertitude et à protéger leur entreprise contre les risques futurs », affirme Mary Jo Fedy, associée, leader nationale, Entreprises privées et cheffe des Finances.

Afin d’atteindre leurs objectifs de croissance sur trois ans, les dirigeants d’entreprise comptent s’appuyer sur la compréhension et la mise en œuvre de l’IA générative et le perfectionnement de leur main-d’œuvre. La plupart des entreprises (86 %) ont ainsi intensifié l’automatisation et l’adoption de l’IA pour améliorer l’efficacité et accroître la productivité de leurs opérations et de leurs employés.

« Il y a quatre ans, de nombreuses entreprises commençaient à peine à prioriser le numérique, et aujourd’hui, elles considèrent l’IA générative comme la stratégie la plus importante pour générer de la croissance. Compte tenu du sous-investissement historique du Canada dans les technologies et du problème grandissant de la productivité, il est encourageant de voir que les chefs d’entreprise sont déterminés à investir dans l’IA », commente Mary Jo Fedy.

D’ailleurs, 88 % des PME affectent des sommes considérables pour améliorer la productivité de leurs activités et de leur personnel, tandis que 81 % cherchent à attirer un investisseur à long terme afin d’identifier les compétences et les aptitudes nécessaires à la croissance de leur entreprise. Plus d’un tiers des répondants estiment que cela constitue un élément essentiel pour mettre en œuvre leurs stratégies de croissance.

« Les dirigeants de PME sont à la recherche d’investisseurs qui peuvent leur fournir un financement durable et des conseils judicieux sur les moyens de faire croître leurs activités, rapporte Johanna Gerrie, associée, leader nationale, Fiscalité des fusions et acquisitions. En mettant davantage l’accent sur la technologie, ils sont à la recherche d’investisseurs qui disposent de capitaux patients et qui sont prêts à investir dans leur entreprise pour au moins les dix prochaines années. »

Les fusions et acquisitions sont moins envisagées par les dirigeants d’entreprise comme stratégies de croissance. Ainsi, seuls 34 % songent à faire une acquisition importante d’ici les trois prochaines années.

DES RISQUES À L’HORIZON

Lorsqu’il s’agit d’IA, les considérations en matière de cybersécurité sont inévitables. Les dirigeants de PME perçoivent les cybermenaces comme le principal obstacle pouvant compromettre leurs objectifs de croissance. Les risques liés aux technologies perturbatrices occupent la deuxième place, suivis par des préoccupations concernant la sécurité énergétique et l’abordabilité, ainsi que des problèmes opérationnels et les impacts environnementaux et climatiques.

D’autres menaces les inquiètent également, notamment la montée des attitudes protectionnistes et des tensions commerciales mondiales, qui pourraient augmenter les tarifs douaniers. Ils redoutent également de ne pas réussir à trouver les talents appropriés pour mettre en œuvre leurs stratégies numériques et d’IA générative, ainsi que les défis posés par l’environnement fiscal et réglementaire actuel.

Ainsi, près de neuf répondants sur dix affirment que les nouvelles mesures fiscales, telles que l’augmentation du taux d’imposition des gains en capital, ont un effet dissuasif sur les entreprises canadiennes et risquent de freiner la croissance économique. D’ailleurs 32 % envisagent de transférer leurs investissements ou leur entreprise vers un territoire offrant de meilleures conditions fiscales.

« Notre sondage a révélé un courant de frustration sous-jacent quant aux répercussions des nouvelles taxes sur les propriétaires d’entreprises et les entrepreneurs canadiens, qui veulent que la politique fiscale canadienne devienne plus concurrentielle par rapport à nos principaux partenaires commerciaux, affirme Dino Infanti, leader national, KPMG Entreprises privées Fiscalité de KPMG au Canada. Alors que les appels en faveur d’une vaste réforme fiscale se poursuivent, de nombreux chefs d’entreprise estiment que le système fiscal actuel aggrave le problème de la productivité du Canada et augmente le risque d’exode de la richesse et des emplois à l’extérieur du pays. »

Ce sondage a été mené auprès de 735 petites et moyennes entreprises canadiennes entre le 13 août et le 4 septembre 2024 à l’aide de la plateforme d’analyse d’entreprise de Sago.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction