Les PME doivent faire face à des défis de recrutement

Par La rédaction | 25 June 2025 | Last updated on 20 June 2025
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Sorapop / iStock

La pénurie de candidats et l’écart entre les attentes et les compétences sont les principaux défis avec lesquels les PME doivent jongler quand vient le temps du recrutement, révèle une récente analyse de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI). Et, selon cette étude, les obstacles à la mobilité de la main-d’œuvre exacerbent encore ces défis.

UNE PÉNURIE DE TRAVAILLEURS QUALIFIÉS

« Plus de quatre PME sur dix signalent que la pénurie de main-d’œuvre qualifiée les empêche d’accroître leurs ventes ou leur production. Pour beaucoup, le défi n’est pas seulement de trouver des travailleurs, mais d’en trouver qui ont les compétences, les attentes et les qualifications correspondant au poste à pourvoir », souligne Alchad Alegbeh, analyste de la recherche à la FCEI.

Globalement, d’après l’analyse,

  • 69 % des propriétaires de PME affirment que le manque de candidats qualifiés dans leur secteur est le principal obstacle au recrutement d’employés qualifiés ;
  • 54 % disent avoir de la difficulté à attirer des candidats seulement ;
  • et 47 % notent un décalage entre les compétences des candidats et les exigences du poste.

De plus, même lorsque des travailleurs qualifiés sont disponibles ailleurs au Canada, les exigences provinciales en matière de certifications et de permis peuvent empêcher les employeurs de pourvoir rapidement et efficacement des postes essentiels, particulièrement dans les régions rurales, où les candidats sont rares.

DES ATTENTES RESPECTIVES EN DÉCALAGE

Par ailleurs, 57 % des PME constatent un décalage entre les attentes des candidats (salaire et avantages) et ce qu’elles peuvent offrir. En fait, la moitié des propriétaires de PME disent qu’ils ne peuvent tout simplement pas offrir une rémunération globale comparable à celle proposée par les grandes entreprises.

Une fois les postes pourvus, les PME font également face à des problèmes quant à la productivité et à la motivation de la main-d’œuvre, qui affiche aussi une faible capacité à résoudre des problèmes.

« Cette situation nuit aux activités et à la production, car elle oblige souvent les employeurs à consacrer plus de temps à la formation ou à la réembauche de travailleurs plutôt qu’à la gestion de leur entreprise », poursuit M. Alegbeh.

DES MESURES SUGGÉRÉES

Pour améliorer la qualité de la main-d’œuvre, la FCEI suggère notamment aux gouvernements d’accorder des subventions et des crédits d’impôt aux PME qui investissent dans la formation et le perfectionnement de leurs employés. Elle leur conseille aussi d’octroyer des subventions salariales et des congés de cotisation à l’assurance-emploi aux PME qui embauchent et forment de nouveaux travailleurs ou des travailleurs sans expérience.

Afin d’accroître la mobilité de la main-d’œuvre, la FCEI recommande entre autres aux gouvernements de conclure des accords de reconnaissance mutuelle sur les exigences réglementaires. Elle demande aussi de permettre aux personnes exerçant des professions réglementées de travailler dans les limites de leur formation et de leur expérience pendant qu’elles font les démarches d’inscription/d’accréditation dans une nouvelle province ou un nouveau territoire. 

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La rédaction