Les tarifs douaniers freinent l’élan des fusions-acquisitions

Par La rédaction | 13 May 2025 | Last updated on 12 May 2025
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Nuthawut Somsuk / iStock

Le marché mondial des fusions et acquisitions (F&A) a subi un coup d’arrêt en avril, alors que l’incertitude économique provoquée par la guerre tarifaire de Donald Trump a refroidi les projets de croissance externe des entreprises.

Selon des données compilées par Dealogic pour Reuters, le nombre de transactions conclues à l’échelle mondiale est tombé à son plus bas niveau depuis 2005, en dessous des creux observés pendant la pandémie de COVID-19 et la crise financière mondiale de 2008.

La valeur totale des transactions mondiales a chuté à 243 milliards de dollars (G$), soit une baisse de 54 % par rapport au mois de mars et de 20 % sous la moyenne mensuelle des 20 dernières années.

Aux États-Unis, premier marché mondial pour les F&A, les transactions ont totalisé 114 G$, soit 8 % de moins que la moyenne historique. Seulement 555 opérations ont été conclues en avril, un creux qui n’avait pas été atteint depuis mai 2009.

Ce ralentissement survient après l’annonce, le 2 avril, de l’imposition de tarifs douaniers par les États-Unis. Cette mesure, désignée comme « jour de la libération » par le gouvernement américain, a été perçue comme un facteur d’instabilité économique par les milieux d’affaires.

Dans ce climat instable, de nombreuses banques ont conseillé à leurs clients de suspendre leurs projets de fusions, d’acquisitions ou d’entrées en bourse, en attendant une politique commerciale plus claire, signale Reuters.

Malgré quelques transactions d’envergure en avril, dont l’acquisition par Global Payments de Wordpay pour 24,25 G$, ces opérations n’ont pas suffi à relancer un deuxième trimestre qui s’annonçait prometteur pour les fusions-acquisitions.

Ce repli a aussi touché les cabinets spécialisés dont les activités de vérification diligente ont fortement ralenti.

Marco Tomassetti, président du Financement corporatif de KPMG, affirmait en début d’année, à l’occasion de la sortie d’une étude de la firme sur le sujet, que le manque de clarté entraîne une pression à la baisse sur les valorisations et augmente la probabilité d’un échec de la transaction.

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La rédaction