Les travailleurs canadiens moins heureux en 2025

Par La rédaction | 20 March 2025 | Last updated on 19 March 2025
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Déprimé Trader frustré fatigué de surtravail ou stressé par la faillite.
Victoria Gnatiuk / iStock

Dans un contexte économique incertain, le moral des travailleurs canadiens connaît une légère érosion selon la dernière édition de l’Indice mensuel de bonheur au travail d’ADP Canada.

Le score a diminué de 0,1 point en février, tout en maintenant un niveau relativement élevé de 6,7 sur 10. L’enquête menée auprès de plus de 1 200 adultes canadiens révèle que l’équilibre travail-vie personnelle et les perspectives d’avancement de carrière figurent parmi les principaux facteurs contribuant à cette baisse.

Malgré cela, la majorité des travailleurs affirment se sentir à l’aise dans leur environnement professionnel.

« Lorsqu’ils se sentent valorisés, écoutés et soutenus, les employés peuvent pleinement s’investir dans leur travail, explique Heather Haslam, vice-présidente du marketing d’ADP Canada. Alors que nous constatons que la majorité des travailleurs se sent confortable au travail en février, malgré une baisse du niveau de bonheur, il est plus important que jamais de continuer à favoriser une culture dans laquelle les employés se sentent à l’aise de s’exprimer et puissent capitaliser sur leurs forces. »

« Les organisations qui donnent cet espace aux employés offrent un environnement dans lequel ceux-ci ne font pas que rester, mais s’épanouissent », rappelle-t-elle.

DES DISPARITÉS GÉNÉRATIONNELLES PERSISTANTES
L’écart entre les générations continue de se manifester dans les résultats de l’indice. Les baby-boomers (61 ans et plus) maintiennent leur position de génération la plus heureuse au travail avec un score de 7,3, en légère progression de 0,1 point par rapport au mois précédent. La génération Z (18-28 ans) conserve sa deuxième place avec 6,9, également en hausse de 0,1 point.

En revanche, les millénariaux (29-44 ans) et les membres de la génération X (45-60 ans) ont vu leur niveau de satisfaction diminuer légèrement, atteignant respectivement 6,7 et 6,4. Ces disparités soulignent les différences d’attentes et de priorités entre les générations face au monde du travail.

DES ÉCARTS RÉGIONAUX SIGNIFICATIFS
L’indice met également en lumière d’importantes variations régionales. Le Québec se hisse en tête avec un score de 6,9 (+0,1), suivi de près par le Canada atlantique (6,8). L’Ontario enregistre sa première progression depuis novembre 2024, atteignant 6,7.

La Colombie-Britannique, après avoir connu une hausse remarquable de 0,7 point le mois précédent, affiche un recul significatif de 0,6 point en février, se situant désormais à 6,5. L’Alberta ferme la marche avec un score de 6,4, en baisse de 0,1 point.

UN SENTIMENT DE VALORISATION LARGEMENT PARTAGÉ
Malgré la légère baisse de l’indice global, l’enquête révèle que huit travailleurs canadiens sur dix se sentent à l’aise dans leur milieu professionnel. Près des trois quarts (73 %) estiment que leurs compétences et leurs talents sont valorisés et mis à profit, et se sentent à l’aise d’exprimer leurs préoccupations à leur gestionnaire ou à l’équipe de direction.

Cependant, ce sentiment est moins répandu chez les jeunes travailleurs. Les répondants de la génération Z présentent un écart moyen de 10 points de pourcentage par rapport aux baby-boomers sur ces aspects.

L’étude révèle également que près de la moitié (46 %) des travailleurs au Canada se disent satisfaits de leurs rôles et responsabilités actuels, un indicateur positif malgré le contexte de légère baisse du bonheur global.

« Afin de préserver et renforcer un environnement de travail dans lequel les employés se sentent valorisés et en confiance, il est essentiel que les employeurs conduisent des évaluations régulières de leurs pratiques et ressources. Cela leur permet d’identifier les aspects à améliorer et créer un climat de confiance et de soutien », conclut Heather Haslam.

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La rédaction