L’ESG, une priorité opérationnelle pour les PME

Par La rédaction | 28 November 2024 | Last updated on 27 November 2024
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Cellule dramatique puissante de tempête au-dessus de la plage d’océan
Philip Thurston / iStock

Les catastrophes naturelles liées aux changements climatiques, la réglementation, les évolutions technologiques et l’évolution des perspectives des consommateurs sont autant de facteurs qui font du développement durable une des priorités des entreprises, selon le rapport 2024 Perspectives des chefs de la direction canadiens de KPMG.

Prendre en compte les facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) n’est plus seulement une question de conformité, constate KPMG, mais un enjeu de résilience à long terme et de création de valeur.

Les facteurs ESG confrontent les dirigeants canadiens à de nombreuses opportunités et risques qu’ils doivent saisir sans délai afin de comprendre efficacement ce paysage complexe et en constante évolution du développement durable.

« Les demandes envers les chefs de la direction canadiens sont importantes. Les dirigeants subissent des pressions pour s’attaquer à des enjeux comme les risques climatiques, la décarbonisation et les chaînes d’approvisionnement éthiques. Les complexités opérationnelles, logistiques, financières et maintenant juridiques du développement durable exigent que tous les dirigeants travaillent ensemble pour intégrer les facteurs ESG à l’échelle de l’organisation » affirme Doron Telem, associé et leader national, enjeux ESG, KPMG au Canada.

Les chefs de direction canadiens semblent davantage conscients de ce fait que leurs homologues mondiaux puisque 29 % d’entre eux mentionnent les facteurs ESG comme principal objectif opérationnel, contre 13 % de leurs pairs à l’échelle mondiale.

La majorité (78 %) souligne que les obligations réglementaires et en matière de rapports sont les raisons principales derrière leur intérêt et la priorité qu’ils accordent aux facteurs ESG.

En effet, les dispositions du projet de loi C-59, annoncées plus tôt cette année, qui visent à lutter contre l’écoblanchiment et à protéger les consommateurs des allégations trompeuses en matière de développement durable, constituent le plus important développement législatif. Ce projet de loi historique a considérablement renforcé le programme de développement durable, poussant les entreprises à veiller à ce que leurs revendications environnementales et sociales soient vérifiées afin de prévenir des risques financiers et de réputation majeurs.

Parmi les autres statistiques du rapport, intéressantes, on peut encore retenir qu’un peu plus de la moitié des chefs de direction canadiens (53 %) estiment que leurs revendications en matière de développement durable peuvent résister à un examen minutieux, une belle augmentation par rapport aux 29 % de l’an dernier. Malgré cela, de nombreuses entreprises pourraient douter de leur capacité à justifier des déclarations concernant la carboneutralité, le respect de l’environnement ou l’origine éthique.

Toutefois, 75 % pensent que cela leur prendra au moins trois ans pour obtenir des rendements substantiels sur leurs placements ESG et 63 % avouent avoir encore de la difficulté à intégrer pleinement les facteurs ESG dans leur entreprise comme moyen de création de valeur.

Si 62 % des dirigeants principaux de la sécurité et autres responsables du développement durable affirment que leur organisation a adopté une approche stratégique à l’égard des facteurs ESG, ils ont signalé plusieurs obstacles nuisant à l’efficacité de leurs initiatives ESG, soit :

  • l’augmentation ou la modification fréquente de la réglementation (79 %) ;
  • la collecte et l’agrégation des données ESG (74 %) ;
  • la difficulté à monter le dossier commercial (61 %) ;
  • un budget insuffisant (57 %) ;
  • le financement des initiatives ESG (56 %) ;
  • le manque d’adhésion de la haute direction (55 %) ;
  • et le manque de solutions technologiques ESG (55).

« Bien que les pressions réglementaires fassent passer les facteurs ESG au premier plan, les entreprises réalisent que la résilience et la gestion du risque sont en fait au cœur de leurs préoccupations. Les équipes de direction se réunissent pour analyser les facteurs ESG qui doivent être abordés à court et à long terme. Ils peaufinent également le calcul du RCI afin de tenir compte d’un plus grand nombre de données sur l’incidence des risques, les technologies novatrices et les options de financement », commente Doron Telem.

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La rédaction