Les contribuables réceptifs à l’incitation au travail

Par La rédaction | 25 April 2025 | Last updated on 24 April 2025
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Des hommes et des femmes ingénieurs heureux avec un ordinateur portable vérifient et entretiennent le bras robotisé d'une machine à souder dans une usine d'assemblage robotisé.
klingsup / iStock

C’est ce que révèle un rapport de CIRANO intitulé « Incitation au travail : perceptions et réalités » qui s’intéresse à l’évolution de l’incitation au travail dans la population québécoise de 2017 à 2023.

Ce rapport documente, au niveau individuel, l’évolution du degré de désincitation au travail dans le temps (réalités) et de comprendre comment les contribuables perçoivent les désincitations au travail (perceptions).

Un portrait flou

Selon les auteurs du rapport, leurs résultats démontrent une grande variabilité dans l’évolution des désincitatifs au travail, sans qu’un portrait clair émerge.

Ainsi, certains travailleurs ont vu leurs désincitatifs diminuer, surtout lors de l’entrée sur le marché du travail, tandis que d’autres ont constaté une augmentation, notamment avec des revenus modestes allant de 20 000 $ à 45 000 $.

« Les faibles revenus font toujours face à des taux effectifs d’imposition qui sont très élevés comparativement à ceux de l’Ontario, par exemple. De plus, nous observons beaucoup de variations dans les désincitatifs pour un même contribuable, même si plusieurs contribuables font face à des désincitatifs élevés qui semblent persister dans le temps », écrivent-ils en introduction.

Une faible compréhension

Les auteurs du rapport ont ensuite confronté les perceptions à la réalité, menant une enquête auprès de plus de 2 500 personnes de 18 à 69 ans.

Leur objectif était de mesurer le degré de compréhension des incitatifs au travail et de mesures fiscales particulières, ainsi que les préférences en matière de travail.

Or, leurs résultats sont peu encourageants.

En effet, de nombreux contribuables en âge de travailler au Québec ont du mal à comprendre le barème d’imposition et les notions de taux entre le taux marginal et le taux moyen.

Un nombre encore plus grand de contribuables est incapable d’intégrer l’effet des mesures fiscales sur le taux marginal effectif d’imposition.

En outre, les mesures fiscales visant l’incitation au travail sont souvent méconnues.

Une réceptivité

Malgré tout, les auteurs montrent que les contribuables demeurent sensibles à l’incitation au travail et seraient prêts, avec une compensation, à travailler plus.

Trois recommandations

À la lumière de ces résultats, les auteurs font ces trois recommandations :

  • Éduquer et informer la population afin qu’elle fasse de meilleurs choix.
  • Simplifier et intégrer les mesures fiscales pour les contribuables.
  • Mettre en place des outils d’aide à la décision et faire en sorte que les professionnels jouent un rôle dans l’explication des impacts fiscaux sur les revenus de travail. 

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La rédaction