Les tarifs douaniers pèsent lourd sur la confiance des PME

Par La rédaction | 28 April 2025 | Last updated on 25 April 2025
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Un travailleur industriel travaille avec un collègue au chantier de conteneurs maritimes à l’étranger. Gestion de la chaîne d’approvisionnement logistique et concept d’exportation internationale de marchandises.
Ralf Hahn / iStock

L’indice de confiance à long terme des PME baisse pour un deuxième mois d’affilée et s’établit à 54,6. Depuis janvier, il a perdu 2 points et 5 points en novembre.

La confiance des petites entreprises a encore plus pâti de la situation, puisque depuis novembre leur indicateur a diminué de 8,1 points. L’optimisme des PME importatrices a également pris un coup, baissant de 3,3 points.

« La menace de tarifs douaniers des États-Unis et les changements politiques au Canada créent beaucoup d’incertitude. Ce manque de direction fait souffrir notre économie et complique la planification et la prise de décisions importantes, comme l’embauche et l’investissement, pour les propriétaires d’entreprise », indique Simon Gaudreault, économiste en chef et vice-président de la recherche à la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

À l’inverse, plusieurs secteurs ont enregistré une hausse de l’indice de confiance. Ainsi :

  • le commerce de détail a gagné 6,9 points depuis décembre,
  • la santé et l’éducation 5,3 points et l’hébergement
  • et la restauration 1,5 points.

« Il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’impact du congé de TPS/TVH sur les entreprises touchées. Dans les prochaines semaines, nous verrons comment elles vivent la fin du congé. Bien sûr, elles devront à nouveau affronter des coûts et défis administratifs, mais cette fois ce sera juste pour revenir à la normale », déclare Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.

La majorité des entreprises rapportent également éprouver des difficultés avec la demande insuffisante (52 %) et les coûts fiscaux et réglementaires (70 %).

« Les obstacles au commerce intérieur, les hausses de taxe qui surviennent au mauvais moment et le fardeau administratif excessif étouffent les entrepreneurs depuis bien trop longtemps. Il n’est donc pas surprenant que le Canada entre dans cette période critique en si mauvaise posture. Avec les tarifs douaniers qui pourraient être imposés par les États-Unis cette fin de semaine, à court terme, il faut montrer aux propriétaires d’entreprise qu’ils seront soutenus. À plus long terme, il faut s’assurer qu’ils sont mieux placés pour diversifier leurs marchés, innover et croître. Les gouvernements pourraient commencer par alléger la paperasserie, réduire les taxes et impôts, y compris sur les gains en capital et le carbone, et éliminer les fameux obstacles au commerce intérieur », conclut Simon Gaudreault. 

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La rédaction