Un bilan contrasté pour les PME en 2024

Par La rédaction | 9 January 2025 | Last updated on 8 January 2025
3 min read
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La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) vient de dévoiler l’édition 2024 de son étude Bilan et perspectives des PME du Québec regroupant les données annualisées du Baromètre des affaires.

Outre une présentation de l’année 2024 pour les 12 secteurs économiques et les 17 régions administratives du Québec, cette revue annuelle offre une comparaison avec celle de l’année précédente ainsi que la moyenne de 15 ans.

Le bilan englobe le niveau de confiance des PME, l’état de leurs affaires, l’augmentation des prix et des salaires, les principales pressions sur les coûts d’exploitation de même que les limites à la croissance des ventes et de production.

Les données se basent sur les réponses de 1 421 propriétaires de PME.

UN NIVEAU DE CONFIANCE À LA HAUSSE

Selon l’étude, l’année 2024 a été meilleure que l’année précédente pour les PME québécoises.

De fait, leur niveau de confiance annuelle à long terme remonte à 52,6, une augmentation par rapport à 2023, mais encore sous la moyenne historique sur 15 ans.

L’économie roule à plein régime, avec un indicateur à 65, ce qui démontre que les PME ont été en mesure de tirer leur épingle du jeu, malgré plusieurs pressions externes en 2024, indique le bilan.

DES AFFAIRES STAGNANTES

Cela dit, comparativement à l’an dernier, l’état général des affaires stagne pour les PME québécoises.

En effet, 43 % d’entre elles estiment que la situation de leur entreprise est bonne, 44 % qu’elle est acceptable, et 14 % qu’elle est mauvaise, révèle l’étude.

TROIS FREINS MAJEURS POUR LES PME

D’après le bilan, en 2024, les pénuries de main-d’œuvre qualifiée (49 %), la demande insuffisante (49 %) et le manque de fonds de roulement (29 %) représentent les trois principales raisons qui ont freiné la croissance des ventes et de production des PME québécoises.

Ainsi, le manque d’employés qualifiés demeure encore bien au-dessus de la moyenne historique (49 % contre 40 % en moyenne).

Celui-ci a été particulièrement lourd de conséquences pour les secteurs de la construction (77 %), de la santé et l’éducation (67 %), des services personnels (65 %) et des transports (59 %), note l’étude.

En outre, la demande insuffisante a été la première contrainte pour les secteurs du commerce de gros (59 %), du commerce de détail (56 %), de l’info, arts et divertissement (54 %), de l’hébergement et la restauration (51 %) et de la fabrication (49 %).   

Enfin, les principales pressions sur les coûts en 2024 sont toutes en hausse importante pour les PME par rapport à l’an dernier et surpassent même largement la moyenne historique des 15 dernières années, signale le bilan.

Par exemple, comparativement à 2023, les coûts d’occupation sont en hausse de 24 points de pourcentage, les coûts fiscaux et réglementaires de 9 points, les coûts d’assurances de 14 points et les coûts d’emprunts de 5 points.

DES DÉFIS POUR 2025

Dans son communiqué, la FCEI rappelle que plus de 2,25 millions de Québécois travaillent dans une PME, ce qui représente plus de 8 employés sur 10 du secteur privé.

En 2025, l’organisme estime que les gouvernements doivent s’engager publiquement à mettre les PME au cœur de toutes leurs décisions.

« Pour ce faire, il faut appliquer un plan en trois étapes simples pour aider les PME : d’abord limiter l’augmentation des coûts, ensuite créer un environnement fiscal compétitif pour favoriser l’investissement privé et enfin réduire le fardeau administratif et réglementaire pour accorder du temps aux entrepreneurs. »

« Le premier ministre François Legault peut envoyer un message fort dès le début de l’année en diminuant le poids fiscal des petites entreprises qui est le plus lourd du pays, en protégeant les PME dans la transition énergétique et en accélérant la diminution de la paperasserie », conclut François Vincent, vice-président pour le Québec à la FCEI.

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La rédaction