Postes vacants en 2024 : le Québec revient au niveau pré-pandémique

Par La Presse Canadienne | 8 May 2025 | Last updated on 7 May 2025
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Image des blocs de puzzle de tangram avec des icônes de personnes au-dessus de la table en bois, des ressources humaines et du concept de gestion.
tomertu / iStock

Le nombre de postes vacants au Québec a considérablement diminué de 2023 à 2024 ; il se compare maintenant à celui du niveau pré-pandémique de 2019.

Dans son bilan du marché du travail pour l’année 2024, l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) souligne que c’est la deuxième année consécutive que le nombre de postes vacants diminue, après avoir atteint un sommet en 2022.

Plus précisément, en 2024, le nombre de postes vacants a atteint 133 000, soit un niveau à peine plus élevé que celui de l’année 2019, qui était de 130 800, souligne l’ISQ.

À titre de comparaison, il y avait 233 500 postes vacants en 2022 et 204 900 en 2021.

De 2023 à 2024, le nombre de postes vacants a chuté de 27 %, soit de 48 700.

Bien qu’on entende souvent dire que les postes vacants sont essentiellement des emplois à bas salaire ou peu qualifiés, ce n’est pas toujours le cas.

En entrevue, Patrice Gauthier, directeur Statistiques travail et rémunération à l’ISQ, a précisé qu’au quatrième trimestre de 2024, par exemple, la rémunération horaire moyenne des postes vacants était de 27,90 $. On est donc loin du salaire minimum, qui vient de passer de 15,75 $ l’heure à 16,10 $ le 1er mai.

En fait, quatre industries comptaient plus de 10 000 postes vacants en 2024. Il s’agit du commerce de détail, avec 12 000 postes vacants, de la fabrication, avec 12 500, de l’hébergement et de la restauration, avec 11 500, et des soins de santé et assistance sociale, avec 38 500 postes vacants.

Les postes en santé et assistance sociale incluent ceux d’infirmières et de préposés aux bénéficiaires, note Patrice Gauthier. Il s’agit donc de postes qui nécessitent des qualifications et qui ne sont pas des postes à bas salaire.

Le secteur de la fabrication compte aussi de grandes entreprises, où les emplois sont assez bien rémunérés. « On n’a pas de détails sur le type de postes qui sont vacants (dans le secteur de la fabrication), mais ce sont peut-être des postes spécialisés », fait valoir Patrice Gauthier.

De 2023 à 2024, « le nombre de postes vacants a diminué dans toutes les industries ; seule la baisse notée dans les services d’enseignement n’est pas significative sur le plan statistique », souligne également l’ISQ.

Dans son bilan des postes vacants pour l’année 2024, l’Institut note qu’« en comparaison, c’est dans l’industrie de la gestion de sociétés et d’entreprises que l’on en dénombre le moins (environ 700) ».

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