Salaires 2026 : l’expertise technique fait grimper la rémunération

Par La rédaction | 10 October 2025 | Last updated on 9 October 2025
3 min read
Les gens d’affaires qui essaient d’attraper de l’argent volant, un portefeuille, une carte bancaire avec un filet à papillons. Concept d’entreprise gagnant de l’argent.
Yurii Karvatskyi / iStock

Dans un marché de l’emploi qui se resserre, détenir une expertise recherchée devient le facteur clé qui permet aux travailleurs d’obtenir de meilleures rémunérations.

C’est ce que révèle le Guide salarial canadien 2026 publié par Robert Half, basé sur les réponses de plus de 3000 gestionnaires et professionnels interrogés à travers le pays.

Si la croissance générale des salaires ralentit, 83 % des responsables du recrutement estiment que les professionnels possédant des compétences spécialisées gagnent davantage que leurs collègues occupant des postes similaires. Plus encore, 54 % des employeurs se disent prêts à offrir une rémunération plus élevée à des candidats détenant des certificats ou une expertise rare, même au détriment de critères traditionnels comme l’ancienneté.

Le guide identifie plusieurs secteurs où les augmentations devraient dépasser la moyenne en 2026 : la gestion de la paie (+4,1 %), l’analyse et l’automatisation marketing (+4,1 %), la communication financière (+4 %), la fiscalité des sociétés (+3,6 %) ou encore les technologies liées à l’intelligence artificielle, l’apprentissage automatique et la science des données (+3,3 %).

NÉGOCIATION SALARIALE : CONFIANCE ET DÉFIS
Cette dynamique s’accompagne d’un changement d’attitude du côté des chercheurs d’emploi : 80 % disent se sentir à l’aise pour négocier leur salaire. Toutefois, plusieurs obstacles persistent, notamment la difficulté à cerner ce qui est négociable (36 %), à justifier leurs demandes (33 %) ou à évaluer correctement leur valeur sur le marché (32 %).

Pour Koula Vasilopoulos, directrice générale principale chez Robert Half Canada, cette évolution confirme une tendance lourde. « Les compétences spécialisées constituent un facteur clé de différenciation, tant pour les entreprises à la recherche des talents nécessaires à leurs priorités stratégiques que pour les professionnels qui souhaitent obtenir des salaires plus élevés. »

RÉMUNÉRATION GLOBALE COMPÉTITIVE
Au-delà du salaire de base, les avantages sociaux deviennent un outil de recrutement incontournable. Selon le guide, 71 % des employeurs s’inquiètent de pouvoir répondre aux attentes salariales des candidats. Pour y parvenir, près de la moitié (46 %) prévoient d’élargir leur offre d’avantages en 2026.

Les attentes des travailleurs sont claires. Ils recherchent principalement :

  • Un équilibre entre vie professionnelle et personnelle (52 %)
  • Des primes et avantages financiers (51 %)
  • Des prestations de retraite (43 %)
  • Des programmes de santé et de bien-être (39 %).

Les horaires de travail hybrides, favorisés par sept candidats sur dix, demeurent toutefois accessibles de façon inégale: 53 % des employeurs l’offrent aux cadres, contre seulement 33 % à l’ensemble de leurs employés.

Pour rester attractives, certaines organisations vont plus loin, en proposant des avantages émergents comme l’assurance maladie complémentaire, les primes à la signature, les options d’achat d’actions, des congés parentaux bonifiés ou des programmes d’aide à la garde d’enfants.

À QUOI S’ATTENDRE DANS LE DOMAINE FINANCIER
Le Guide salarial permet d’explorer les salaires sur les postes dans plusieurs domaines, dont la finance et les services financiers. Par exemple, en gestion de portefeuille, la rémunération oscille entre 123 000 $ et 183 000 $, alors qu’un directeur de la gestion des risques dans les services financiers peut atteindre près de 278 000 $. Ces chiffres reflètent la prime accordée à l’expérience, aux compétences techniques et à la rareté de certains profils.

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La rédaction