La performance est au rendez-vous dans les marchés obligataires

Par Nicolas Ritoux | 23 September 2025 | Last updated on 22 September 2025
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Personne tenant en main deux feuilles de rapports financiers imprimés, avec des graphiques (camemberts, courbes, barres).
FreshSplash / iStock

Le contexte actuel s’avère généralement favorable aux obligations, plaide Gino Di Censo, directeur, revenu fixe mondial à Gestion d’actifs CIBC.

« Du point de vue technique, les émissions sont demeurées en deçà de la demande, ce qui a permis de maintenir les prix. Et du point de vue fondamental, les perspectives sont encourageantes si on se fie aux prévisions des sociétés », analyse Gino Di Censo.

L’équipe de Gestion d’actifs CIBC anticipe des baisses de taux de 100 points de base pour la Réserve fédérale américaine (incluant les 25 annoncés la semaine dernière) et de 50 pour la Banque du Canada au cours des douze prochains mois. Cela devrait profiter aux marchés obligataires, sous réserve d’un changement de cap en cours de route.  

Au Canada, l’expert s’attend à une inflation soutenue et à une économie au ralenti, deux bonnes raisons pour la Banque du Canada d’aller de l’avant avec ses baisses de taux.

Dans ce contexte, il s’agit d’un moment propice pour envisager un investissement en obligations, à condition de choisir des obligations de « haute qualité », c’est-à-dire qui offrent un bon revenu sans entraîner de risque excessif.  

« Dans nos fonds obligataires, nous avons adopté une attitude légèrement défensive en accroissant la maturité de nos titres, pour faire face à une baisse des rendements due à l’incertitude liée aux tarifs et à d’éventuelles baisses de taux supplémentaires. Une prise de risque un peu plus élevée demeure justifiable dans une telle conjoncture », explique Gino Di Censo.

Il prévient que la volatilité des marchés obligataires pourrait s’accroître sous l’effet de « chocs » comme l’instabilité politique que l’on observe dans plusieurs pays d’Europe. Et si les prix sont encore attrayants pour le moment, les fondamentaux pourraient se détériorer. 

Mais quoi qu’il arrive, il croit que les obligations ont véritablement repris leur rôle traditionnel de couverture des marchés d’actions. 

« Si on exclut l’année 2022 où les taux ont monté rapidement et fait baisser autant les prix des obligations que des actions, on constate historiquement une corrélation négative entre ces deux catégories d’actifs. Quand les prix des actions baissent, ceux des obligations montent, ce qui fait de ces dernières un bon ballast dans des portefeuilles équilibrés selon la formule 60-40 », détaille Gino Di Censo.

« Les obligations remplissent deux rôles essentiels que sont le revenu et la protection du capital. Il est important pour les conseillers de toujours rappeler cela aux épargnants et d’équilibrer les portefeuilles avec la discipline qui en découle. Par la suite, ils peuvent ajuster leur sélection de titres au fil du temps, avec la possibilité de saisir des occasions si jamais les fondamentaux se détériorent ou les écarts de rendement se creusent. »

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.