Les FNB au cœur des portefeuilles d’actions 

Par Nicolas Ritoux | 10 March 2026 | Last updated on 4 March 2026
3 min read
Femme analysant des graphiques boursiers sur un ordinateur portable et un smartphone. Concept d’investissement en ligne et de suivi des marchés financiers en temps réel.
Kateryna Onyshchuk / iStock

Les Fonds négociés en Bourse (FNB) sont devenus incontournables pour la diversification et la performance à long terme des portefeuilles d’actions, assure Greg Gipson, directeur exécutif et chef des FNB à Gestion d’actifs CIBC.

« Les FNB offrent une diversification instantanée avec de nombreuses possibilités d’ajustement personnalisé. Ils sont aussi hautement liquides, ce qui en fait des instruments idéaux pour orienter un portefeuille vers certaines portions du marché lorsqu’une bonne occasion se présente. Cette capacité de faire de petits ajustements ciblés se traduit par une meilleure performance à long terme », explique-t-il.

Par exemple, un investisseur qui aurait surpondéré les actions de croissance ou du NASDAQ au cours des six dernières années profiterait de 60 % de surperformance par rapport à l’indice américain élargi S&P 500.  

La même logique s’applique à la protection contre les contractions de marché. Il est possible de cibler des titres qui absorberont mieux les chocs, comme des actions à dividendes ou à faible volatilité.  

« L’idée est d’offrir à chaque investisseur un portefeuille taillé sur mesure, en fonction de son profil spécifique et de ses objectifs de placement », résume Greg Gipson. 

« Plutôt que d’essayer de prédire les marchés, mieux vaut se munir d’outils qui permettent de capter rapidement des expositions dans des secteurs favorables, selon des critères de prix, de région géographique ou encore de style d’investissement. » 

L’expert s’attarde sur la question de la fiscalité.  

À cet égard, les FNB canadiens présentent souvent un profil plus avantageux que des placements à l’étranger. Un constat d’autant plus pertinent dans le contexte actuel : ces dernières années, les actions canadiennes ont livré une performance presque comparable à celle des titres américains, lorsqu’elles sont libellées en dollars canadiens.

Il note que les FNB d’options d’achat couvertes sont particulièrement avantageux sur le plan fiscal, puisque leurs distributions sont traitées comme des gains en capital. 

La mise en œuvre d’une stratégie de FNB commence bien sûr par l’établissement du profil d’investisseur, incluant sa tolérance au risque.  

« Chaque client est unique. Certains auront besoin d’un cœur de portefeuille plus défensif, misant sur les actions à dividendes, les flux de liquidités ou une faible volatilité. D’autres, notamment les investisseurs plus jeunes, disposent d’un horizon plus long et peuvent se permettre une plus grande exposition aux actions de style croissance ou à des secteurs à fort potentiel », suggère Greg Gipson.

Il rappelle l’importance de bien analyser et de surveiller attentivement chaque produit.

« Deux FNB peuvent porter un nom similaire tout en ayant des effets ou des coûts très différents. Il est donc crucial d’évaluer leur liquidité et leur volume d’échange, et de bien comprendre les implications selon que l’on passe des ordres au marché ou à cours limité. Par la suite, il faut suivre leur performance dans le temps et ajuster les placements au besoin. Le rééquilibrage du portefeuille est essentiel pour maintenir le cap sur les objectifs et s’adapter à l’évolution de la situation du client », souligne Greg Gipson. 

« Lorsque les FNB constituent le cœur du portefeuille d’actions, ils s’apparentent à un grand navire qui doit tracer sa route entre sa position actuelle et sa destination. La sélection de titres, la gestion du risque, la diversification géographique sont autant de vecteurs qui influencent cette trajectoire », illustre l’expert.

« Au fond, les FNB ne sont que des outils qui permettent d’appliquer concrètement les grandes orientations d’un portefeuille, qu’il s’agisse de rechercher l’appréciation du capital ou de générer des revenus. Le choix du produit spécifique ne doit intervenir qu’en dernière instance. »

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.