Les FNB de répartition de l’actif séduisent les conseillers

Par Nicolas Ritoux | 20 January 2026 | Last updated on 19 January 2026
3 min read
Main d’une femme utilisant une application mobile de trading affichant un graphique boursier coloré. Illustration de la finance numérique et de l’accessibilité des investissements sur mobile.
izusek / iStock

Les fonds négociés en Bourse (FNB) offrent aux conseillers de nombreuses façons de bonifier leur offre, affirme Caitlin Ebanks, directrice, Stratégie de FNB chez Gestion d’actifs CIBC. Une popularité qui ne se dément pas : en 2025, les investisseurs canadiens y ont injecté 125 milliards de dollars (G$), portant l’actif total à 713 G$ répartis entre 1 800 produits.

L’experte s’attarde au cas des FNB de répartition de l’actif, qui ont à eux seuls attiré 22 G$ de fonds frais. Il s’agit d’instruments multi-actifs qui offrent une exposition diversifiée à plusieurs catégories. On en trouve pour tous les niveaux de risque, du tout-obligations au tout-actions. Certains sont gérés activement, tandis que d’autres reposent sur une approche plus passive.

« Pour notre part, nous préférons une approche mixte basée sur des FNB passifs à bas coût qui suivent des référents institutionnels de haute qualité. Par exemple, nous nous fions à l’indice MSCI pour les actions et FTSE pour le revenu fixe », rapporte Caitlin Ebanks.

L’experte voit dans les FNB de répartition de l’actif un bon moyen d’offrir une valeur ajoutée aux épargnants.

« Par exemple, ces FNB conviennent particulièrement aux jeunes professionnels en phase d’accumulation de richesse, qui ne maîtrisent pas encore les subtilités de la sélection de placements et de la gestion de portefeuille. Ils permettent aux conseillers d’établir une relation avec ces clients et de les accompagner progressivement dans leurs besoins de planification financière et fiscale, ainsi que dans les services liés aux événements de la vie et aux choix de carrière », assure Caitlin Ebanks.

« En outre, ces FNB permettent d’étaler les contributions et de diversifier les placements dans des régimes d’épargne à peu de frais, sans avoir à effectuer de nombreuses transactions. »

L’experte rappelle trois éléments essentiels quand vient le temps de bâtir un portefeuille de FNB de répartition de l’actif :

  • La première étape consiste à bien cerner la tolérance au risque et l’horizon de placement des clients. « Les FNB canadiens se déclinent en cinq grandes catégories — revenu fixe, conservateur, équilibré, croissance et tout actions —, ces derniers ayant connu un engouement marqué en 2025 », précise-t-elle.
  • Ensuite, elle recommande de prêter attention à certaines caractéristiques comme la qualité de l’indice de référence, le type d’exposition recherchée, le profil de liquidité, et la possibilité d’ajouter des variantes à la demande. 
  • Enfin, comme dans tout portefeuille de placement, il faut régulièrement réévaluer et rééquilibrer.

En cas de besoin, les conseillers peuvent bien sûr communiquer avec les manufacturiers de FNB pour obtenir de l’aide, rappelle Caitlin Ebanks.

« Nous accompagnons les conseillers en leur suggérant des pondérations d’actifs et en leur offrant des stratégies sur mesure. Nous pouvons aussi intégrer des FNB à gestion actif au besoin, à des coûts très compétitifs. »

Cet article fait partie du programme Gestionnaires en direct, commandité par Gestion d’actifs CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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Nicolas Ritoux

Nicolas Ritoux est journaliste indépendant. Il collabore à Conseiller.ca depuis 2009.