Investissement : trois erreurs qui coûtent cher

Par La rédaction | 16 August 2024 | Last updated on 15 August 2024
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Numéro 3 en ballon devant un fond bleu.
tbralnina / iStock

Un conseiller peut offrir une grande valeur aux investisseurs en les aidant à utiliser des outils d’investissement fondamentaux pour optimiser leurs économies fiscales, tels que le CELI, le REER, le REEE, et le FERR. Cependant, certains gestes de base sont encore plus cruciaux. Dans un article publié sur Les Affaires, Morningstar a identifié trois erreurs courantes en investissement.

  1. INVESTIR TROP TARD

On ne le dira jamais assez, le temps est essentiel en raison des intérêts composés. La Banque TD illustre ce concept avec l’analogie d’une boule de neige dévalant une montagne.

À mesure que la boule roule, elle grossit sans cesse, tout comme l’intérêt composé s’accumule. L’intérêt est calculé non seulement sur le capital initial, mais aussi sur les intérêts déjà générés.

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à investir : plus un investisseur commence tôt, plus il sera haut sur la montagne, donc plus il aura de temps pour accumuler des intérêts. Encouragez vos clients à débuter dès que possible, car le temps, c’est de l’argent !

  • ATTENTION AUX MAUVAIS GESTES

Les achats impulsifs ou mal chronométrés, ainsi que les retraits trop précipités des marchés, peuvent avoir un coût élevé. Ces décisions peuvent réduire les rendements de jusqu’à un cinquième, si l’on en croit l’étude « Mind the Gap : A report on investor returns in the U.S. » de Morningstar.

L’étude sur les rendements pondérés en dollars révèle que les investisseurs ont réalisé environ 6 % de rendement par an sur le dollar moyen investi dans des fonds communs de placement et des fonds négociés en Bourse au cours des dix années se terminant le 31 décembre 2022. Cela représente environ 1,7 point de pourcentage de moins que les rendements totaux générés par ces investissements pendant la même période.

Cet écart est attribuable à des achats et des ventes mal synchronisés de parts de fonds, coûtant aux investisseurs environ un cinquième du rendement qu’ils auraient obtenu en conservant simplement leurs parts.

Les investisseurs tentent souvent d’acheter à bas prix et de vendre à prix élevé, mais cette stratégie est généralement inefficace, car personne ne peut prédire les mouvements du marché avec précision. Il est donc préférable d’adopter une approche d’achat et de conservation.

  • PAYER DES FRAIS TROP ÉLEVÉS

Selon le dernier rapport « Global Investor Experience », les investisseurs canadiens continuent de payer certains des frais les plus élevés au monde, notamment pour les fonds communs de placement. Le rapport indique que le Canada a reçu une note inférieure à la moyenne.

Pour rappel, lors de l’achat ou de la vente de parts ou d’actions d’un fonds, des frais d’acquisition peuvent s’appliquer. Ces frais peuvent inclure des frais à l’achat, des frais au rachat, des frais réduits ou l’absence de frais. Ils sont déterminés par la société de fonds communs de placement.

Pour réduire ces frais, plusieurs solutions sont possibles. Par exemple, un compte à honoraires peut permettre de ne pas payer de frais d’acquisition lors de l’achat et de la vente de fonds. Une autre approche consiste à lire attentivement les prospectus des fonds avant de prendre une décision et à effectuer des recherches sur les frais d’investissement pour mieux les comprendre et les éviter.

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La rédaction