Pourquoi certains investisseurs préfèrent-ils être autonomes ?

Par James Langton | 6 September 2024 | Last updated on 5 September 2024
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Quelqu'un assis devant une table où l'on voit une calculatrice, un bloc de note et une tirelire, dans laquelle la personne va glisser une pièce.
Jinda Noipho / iStock

Les investisseurs autonomes prennent en charge leur propre activité d’investissement en grande partie parce qu’ils préfèrent l’approche pratique, et pas nécessairement en raison d’une méfiance envers les conseillers en services financiers, révèle la British Columbia Securities Commission (BCSC).

Pour affirmer cela, la BCSC s’est appuyée sur un rapport qu’elle a récemment publié. Celui-ci examine la montée de l’investissement individuel et cherche à documenter les différences entre les investisseurs qui utilisent les services de conseillers et ceux qui n’en ont pas.

Le rapport révèle qu’environ un tiers des investisseurs autonomes citent le contrôle de leurs investissements comme la principale raison de leur choix. D’autres motivations importantes incluent le coût, la commodité et la préférence pour assumer la responsabilité de leurs propres pertes.

« Bien que de nombreux investisseurs continuent de faire appel aux services de conseil traditionnels, un nombre important de Canadiens sont attirés par l’investissement individuel en raison de son autonomie, des économies potentielles et de l’acquisition de connaissances financières », résume Pamela McDonald, directrice des communications et de l’éducation à la BCSC, dans un communiqué de presse.

Parmi les investisseurs interrogés, la principale source d’information pour prendre des décisions financières était les conseillers ou professionnels de la finance, mentionnée spontanément par 25 % des répondants. Lorsqu’une liste de sources d’information leur était présentée, les répondants ont d’abord cité leur banque ou leur coopérative de crédit (48 %) comme source d’informations, suivis des conseillers en placement ou des planificateurs financiers (37 %).

Les investisseurs autonomes ont des objectifs d’investissement légèrement différents de ceux de leurs homologues faisant affaire avec des conseillers.

Alors que la plupart des investisseurs (77 %) considèrent l’épargne à long terme et la retraite comme un objectif clé, l’étude a révélé que les investisseurs autonomes étaient plus susceptibles de citer d’autres objectifs, notamment la génération de revenus, la possibilité d’obtenir des rendements élevés et le fait de « s’amuser ».

Il existe également des différences notables entre les investisseurs autonomes et les autres investisseurs en ce qui concerne les médias sociaux. Les investisseurs autonomes sont plus enclins à utiliser des informations provenant des médias sociaux et leur font davantage confiance.

La principale source d’informations financières en ligne était généralement YouTube, suivi de Reddit et X (anciennement Twitter). Parmi les investisseurs âgés de 18 à 24 ans, cependant, la principale source était TikTok.

Par ailleurs, les investisseurs autonomes font moins confiance aux institutions telles que le gouvernement et les médias traditionnels en général. Mais ce scepticisme ne s’étend pas nécessairement aux conseillers en services financiers.

« Dans les groupes de discussion, la méfiance à l’égard des professionnels de la finance n’était pas particulièrement marquée ; la plupart des investisseurs autonomes aiment investir par eux-mêmes, indique le rapport. La plupart d’entre eux ont réitéré les raisons pour lesquelles ils ne feraient pas appel à un conseiller, à savoir le contrôle, la commodité, les options, les frais et le plaisir. »

Certains investisseurs autonomes ont indiqué qu’ils seraient prêts à faire appel à un conseiller « parce qu’ils pensent qu’il offre la sécurité, la connaissance et la facilité ». D’autres ont déclaré qu’ils changeraient de conseiller s’ils avaient plus d’actifs à gérer.

« Alors que nous naviguons dans un paysage d’investissement en pleine évolution, comprendre les motivations des investisseurs nous aidera, en tant que régulateurs, à fournir les ressources et les protections dont ils ont besoin », soutient Pamela McDonald.

Le rapport de la BCSC s’appuie sur une enquête nationale réalisée en mars par Innovative Research Group auprès de 4 272 adultes, dont plus de 1 500 investisseurs autonomes.

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James Langton

James Langton est journaliste pour Advisor.ca et Investment Executive. Depuis 1994, il fait des reportages sur la réglementation, le droit des valeurs mobilières, l’actualité de l’industrie et plus encore.