Capital Group : une firme à l’écoute

Par Alizée Calza | 21 July 2025 | Last updated on 21 July 2025
5 min read
Des hommes d'affaires discutent d'un projet d'investissement et d'une stratégie de planification sur une tablette numérique. Des hommes d'affaires discutent ensemble avec une tablette au bureau.
Natee Meepian / AdobeStock

Bientôt centenaire et malgré ces 2800 milliards de dollars (G$) d’actifs sous gestion, Capital Group se fait un point d’honneur à rester à l’écoute des investisseurs et des conseillers. C’est ainsi que récemment la firme a lancé quatre fonds négociés en Bourse (FNB) sur le marché canadien, mais qu’elle a également organisé sa tournée Capital Ideas LIVE Canada.

Entre avril et juin, Capital Group a ainsi fait une tournée de 11 villes à travers le Canada «  de Vancouver, jusqu’à Halifax », précise Sri Vemuri, vice-président principal et directeur national des ventes en entrevue avec Conseiller.ca. L’objectif : se rapprocher des conseillers, afin de renforcer la position de Capital Group comme partenaire de choix.

« Si vous voulez être un partenaire de choix, vous ne pouvez pas toujours attendre que les conseillers viennent à vous, vous devez aller à eux », résume l’expert.

UN ROADSHOW BIEN RODÉ

Chaque session de cette tournée était structurée autour de trois grands thèmes :

  • des perspectives de marché et de placements,
  • un volet sur les FNB,
  • et un segment consacré à la gestion de cabinet (notamment un segment sur la réglementation MRCC3 prévue pour début 2027).

Pour appuyer cette démarche, Capital Group a partagé les résultats de son étude Pathways to Growth, qui s’appuie sur une étude des conseillers les plus performants en Amérique du Nord pour identifier les meilleures pratiques.

Une des pratiques présentées lors du Roadshow qui a suscité beaucoup d’intérêt lors de la tournée (peu importe la province) : le « family wealth statement ». Capital Group a ainsi suggéré aux professionnels de la finance d’inviter les enfants ou héritiers lors d’une rencontre annuelle du client. Le but étant de les inclure dans les discussions financières, une démarche qui encourage la continuité relationnelle à travers les générations.

« Ce n’est pas toujours facile d’avoir ces conversations. Vous demandez aux clients de s’ouvrir à leur famille. C’est important d’accepter que ce n’est pas toujours la conversation la plus simple pour les conseillers ni pour les clients, mais c’est important pour eux d’y réfléchir », résume Sri Vemuri.

LES PARTICULARITÉS DES CONSEILLERS QUÉBÉCOIS

Si les attentes des conseillers à travers le pays sont relativement semblables, Sri Vemuri souligne une particularité chez les conseillers de la belle province : la question de la langue.

« Les conseillers francophones veulent s’assurer que les gestionnaires comme nous soient vraiment attentifs aux besoins linguistiques spécifiques, et que nous fournissions les ressources nécessaires pour y répondre », rapporte Sri Vemuri.

« Je pense que les besoins des gestionnaires, que ce soit à Montréal, à Toronto, à Vancouver, sont similaires, mais la façon dont les gestionnaires reçoivent ces besoins et ce qu’ils nous demandent varient », résume-t-il.

Capital Group a décidé de répondre aux attentes en misant sur une présence locale forte. La firme a ouvert des bureaux dans plusieurs grandes villes, prouvant ainsi son engagement à fournir des ressources et des connaissances spécifiques à chaque région.

SOUTENIR LES CONSEILLERS EN DES TEMPS COMPLEXES

Dans un contexte économique et sociopolitique mondial incertain qui semble brouiller les cartes, les conseillers sont plus que jamais en quête de simplicité et de valeur ajoutée. Capital Group affirme vouloir répondre à ce besoin en les aidant à « réduire le bruit », selon l’expression utilisée par Sri Vemuri.

« Avec tout ce qui se passe dans le monde au quotidien, il est parfois difficile pour les clients de rester concentrer sur leurs objectifs. L’une de nos priorités est de fournir à nos conseillers des conseils pertinents — qu’il s’agisse de principes fondamentaux ou de recommandations en matière d’investissement — afin qu’ils puissent les relier à des objectifs concrets », explique l’expert.

Le but : favoriser des discussions plus ciblées et constructives avec leurs clients et se focaliser sur leurs objectifs concrets (retraite, études, enfants, etc.).

UNE STRATÉGIE ACTIVE

Côté investissement, Capital Group mise sur une gestion active à faible coût, une approche qui se reflète notamment dans ses nouveaux FNB.

« Faible coût » ne signifie ainsi pas nécessairement « gestion passive », commente Sri Vemuri.

Mais au-delà des produits qu’elle propose, la firme se distingue dans sa méthode de gestion de portefeuille unique, structurée autour de la collaboration entre plusieurs gestionnaires et experts.

Si la gestion traditionnelle se divise généralement en deux approches distinctes — la gestion en équipe ou le gestionnaire vedette – Capital Group adopte une approche hybride qui repose sur trois piliers :

  1. Une recherche collaborative où gestionnaires de portefeuille, analystes et économistes travaillent en équipe, tout en gardant des responsabilités claires et définies, pour encourager les convictions individuelles ;
  2. Des perspectives distinctes, puisque chaque portefeuille est divisé en différentes parties confiées à divers professionnels qui les gèrent de façon autonome ;
  3. Un horizon à long terme ; à savoir que la rémunération des professionnels en placement est liée aux rendements obtenus sur des périodes de un à huit ans, avec une forte pondération sur le long terme.

En plus d’offrir une alternative aux modèles de gestion traditionnelle, Capital Group espère palier les problèmes des deux styles de gestion traditionnelle, soit un éventuel départ ou mauvaise passe du gestionnaire vedette ou des portefeuilles trop proches de l’indice de référence, explique Naoum Tabet, directeur des placements en revenu fixe.

Grâce à sa gestion active, la firme souhaite générer des rendements supérieurs, mais aussi mieux naviguer dans le contexte économique. Elle mise pour cela sur l’autonomie de ses experts dont les décisions reposent sur une recherche approfondie, incluant des visites d’entreprises sur le terrain.

Cette méthode, axée sur des convictions fortes et individuelles, permettrait ainsi de donner naissance à des idées d’investissement solides et durables.

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Alizée Calza

Alizée Calza est rédactrice en chef adjointe pour Conseiller.ca et pour Finance et Investissement.