Les banques canadiennes adoptent l’IA pour combler leur déficit de productivité

Par Jonathan Got | 10 January 2025 | Last updated on 9 January 2025
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En 2025, les institutions financières canadiennes continueront d’utiliser l’intelligence artificielle (IA) pour améliorer l’efficacité de leur arrière-guichet (back-end) et commenceront à utiliser l’IA générative pour servir les consommateurs. C’est ce qu’affirme Sam Sebastien, vice-président et directeur national pour le Canada de Google Cloud.

Les clients de Google utilisent Gemini AI pour l’analyse multimodale du texte, de la vidéo et de l’audio afin de répondre aux demandes des centres d’appels, illustre Sam Sebastien. « Nous constatons que nos institutions financières s’appuient davantage sur cette technologie que des entreprises de n’importe quel autre [secteur] ».

Depuis 2023, plusieurs grandes entreprises de services financiers ont effectivement lancé des projets pilotes d’IA, qui ont évolué vers une adoption plus large l’année dernière, indique Sam Sebastien. La plupart des points problématiques sur lesquels les entreprises se sont concentrées concernaient l’efficacité du back-end, comme la synthèse de grands volumes d’informations.

Confrontées à un défi national de productivité, de nombreuses institutions financières canadiennes se sont tournées vers l’IA pour combler cette lacune, affirme Sam Sebastien.

« Nous avons vu les organisations canadiennes saisir cette opportunité à peu près au même rythme que les gens au sud de la frontière », ajoute-t-il. « Nous devons en tirer parti, tant sur le plan national que pour les organisations individuelles.

Les banques canadiennes figuraient parmi les 25 premiers adoptants mondiaux de l’IA l’an dernier, selon un classement établi par Evident, une société de renseignements sur les services financiers basée à Londres. La RBC s’est classée troisième, la TD neuvième, la Banque Scotia vingtième, la CIBC vingt-deuxième et la BMO vingt-quatrième.

Toutefois, l’IA peut également constituer une menace, car de mauvais acteurs exploitent aussi la nouvelle technologie, indique Sam Sebastien. Les organisations financières peuvent utiliser l’IA générative pour aider à repérer les cybervulnérabilités. Les entreprises devraient également disposer d’un bon plan de gouvernance et travailler avec des fournisseurs de technologie réputés qui disposent d’une plateforme d’entreprise sécurisée.

Les entreprises doivent commencer à adopter l’IA en matière de culture d’entreprise et de formation, estime Sam Sebastien.

« Plus vous utiliserez ces outils, que ce soit à titre personnel ou professionnel, plus vous vous y habituerez […] et plus les occasions commenceront à se présenter », dit-il.

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Jonathan Got

Jonathan Got est journaliste pour Investment Executive.