74 200 $ : le nouveau repère de la retraite au Canada

Par La rédaction | 5 August 2024 | Last updated on 2 August 2024
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Selon les dernières données de Statistique Canada, le revenu de retraite moyen après impôt des familles aînées canadiennes s’élevait à 74 200 $ en 2022, soit 6 183 $ par mois. Pour les aînés célibataires, ce montant était de 33 600 $, ou 2 800 $ par mois.

Ces chiffres, issus de l’Enquête canadienne sur le revenu de 2024, ne reflètent pas nécessairement les besoins individuels des investisseurs, selon Fidelity.

Les conseillers doivent tenir compte de plusieurs facteurs clés dans leur approche pour la planification de la retraite de leurs clients.

L’impact de l’inflation : selon une règle couramment utilisée, les retraités auront besoin de 70 % du revenu gagné au cours de la vie active pour couvrir leurs dépenses une fois retiré du marché du travail. Pour maintenir le même mode de vie, il est toutefois important de tenir compte de l’inflation afin d’épargner de façon suffisante.

Par exemple, en supposant un taux d’inflation à long terme estimé à 3 %, un revenu mensuel de 3 000 $ aujourd’hui équivaudrait à 7 282 $ dans 30 ans.

Les sources gouvernementales : pour beaucoup de personnes, elles constituent une importante part des revenus à la retraite.

Le Régime de pensions du Canada (RPC) offre une prestation maximale de 1 364,60 $ par mois en 2024. Cependant, la prestation moyenne réelle est de 831,92 $.

Le RPC offre des opportunités de planification stratégique en raison de sa flexibilité quant à l’âge de la retraite. Les prestations peuvent être réclamées entre 60 et 70 ans, ce qui a des incidences sur le montant reçu. Par exemple, à 60 ans, une personne verra ses prestations réduites d’un tiers puisqu’elles seront versées plus longtemps, tandis que si elle attend à 70 ans, elle recevra un montant supérieur jusqu’à 40 % de plus par mois. Cette option permet d’adapter la stratégie de retraite en fonction de la santé, de l’espérance de vie et des besoins financiers spécifiques de chaque client.

En 2024, la pension de la Sécurité de la vieillesse (SV) peut fournir pour sa part jusqu’à 713,34 $ par mois pour les 65-74 ans, avec une augmentation à 784 $ par mois à 75 ans. Le montant diminue en fonction du revenu net annuel s’il est supérieur à 90 997 $. S’il dépasse 142 609 $, aucune prestation ne sera versée.

Contrairement au RPC, il n’est pas possible de devancer le versement des prestations de la SV. Elle offre toutefois une option de report jusqu’à 70 ans, permettant une augmentation de 36 % des prestations mensuelles.

De plus, le Supplément de revenu garanti (SRG) peut fournir jusqu’à 1 065,47 $ supplémentaires par mois pour les personnes à faibles revenus. Il faut toutefois tenir compte des seuils d’éligibilité pour maximiser leurs prestations.

Les régimes de retraite d’employeur : Qu’il s’agisse de régimes à prestations déterminées (PD) ou à cotisations déterminées (CD), ces plans jouent un rôle crucial dans la stratégie globale de retraite. Les personnes qui ont la chance de bénéficier d’un régime PD (de plus en plus rares) reçoivent une pension viagère basée sur le salaire moyen et les années de service. Celles qui ont un régime CD ont droit à des prestations calculées en fonction de l’épargne accumulée et des rendements obtenus.

Les comptes de retraite personnels : Les REER et les CELI sont des outils essentiels pour la planification de la retraite. Les conseillers doivent savoir jongler entre ces options pour maximiser les avantages fiscaux et minimiser la récupération de la SV.

Stratégies pour les couples : Le fractionnement du revenu de pension et le partage des versements du RPC offrent des opportunités d’optimisation fiscale que les conseillers doivent exploiter.

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La rédaction