Générations X et Y : le défi d’une retraite plus longue à financer

Par La rédaction | 31 October 2024 | Last updated on 30 October 2024
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Jeunes adultes effectuant un virement Interac.
Photo : MStudioImages / iStock

Le plus récent rapport de Manuvie sur la résilience financière et la longévité met en lumière les défis financiers auxquels sont confrontés les travailleurs canadiens, à l’aube d’une retraite potentiellement plus longue que prévu en raison de l’augmentation de l’espérance de vie.

Ce rapport est basé sur sa quatrième enquête annuelle menée auprès de plus de 1 500 participants à des régimes de retraite parrainés par des employeurs, ainsi qu’un échantillon de retraités. Il révèle des disparités frappantes entre les différentes générations et leurs niveaux de préparation financière.

DES DIFFÉRENCES GÉNÉRATIONNELLES MARQUÉES

L’étude met en lumière une situation préoccupante : 38 % des Québécois en emploi qualifient leur situation financière de passable ou précaire, alors que seulement 20 % l’estiment très bonne ou excellente. Plus inquiétant encore, plus de 40 % des travailleurs québécois admettent avoir accumulé un retard dans leurs épargnes destinées à la retraite.

La génération X apparaît comme la plus vulnérable, avec 44 % de ses membres déclarant une situation financière difficile et 60 % considérant leur niveau d’endettement comme préoccupant. Même les baby-boomers, pourtant mieux positionnés, ne sont pas épargnés : un tiers d’entre eux évalue leur situation financière comme précaire.

« Avec une espérance de vie qui dépasse les 80 ans, les Canadiens doivent désormais planifier jusqu’à deux ou trois décennies de retraite », souligne Aimee DeCamillo, cheffe mondiale, Produits et services d’épargne-retraite chez Gestion de placements Manuvie.

SE FAIRE ACCOMPAGNER, C’EST PAYANT

L’étude révèle également l’importance de l’accompagnement professionnel : près des trois quarts des personnes bénéficiant des services d’un conseiller e services financiers rapportent une bonne situation financière, contre environ la moitié pour celles qui n’en ont pas. De même, 77 % des répondants disposant d’un plan de retraite complet se sentent financièrement à l’aise, comparativement à 51 % pour ceux qui n’en ont pas.

Un autre constat concerne la retraite anticipée : 47 % des retraités ont quitté la vie active plus tôt que prévu, en moyenne à 59 ans, ce qui a réduit leur période d’épargne et prolongé les années à financer. Ces départs anticipés sont souvent accompagnés de défis financiers supplémentaires. Près du quart de ces retraités jonglent avec des dettes jugées problématiques, et plus de la moitié auraient souhaité avoir épargné davantage avant de quitter la vie active. Ces retraités ont dû ajuster leur mode de vie pour réduire leurs dépenses.

Selon Brett Marchand, vice-président principal et chef, Retraite Canada chez Manuvie, le rôle des employeurs peut être crucial. « Un programme de bien-être financier efficace, des plans d’épargne complets, combinés à une suite de ressources numériques et un modèle d’engagement personnalisé peuvent être la formule pour la préparation à la retraite », assure-t-il.

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La rédaction