100 milliards de déficit fédéral

Par La rédaction | 17 September 2025 | Last updated on 16 September 2025
2 min read
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Photo : By World Economic Forum from Cologny, Switzerland

Alors que François-Philippe Champagne travaille d’arrache-pied à boucler le premier budget du gouvernement de Mark Carney prévu en octobre, les rumeurs d’un déficit avoisinant les 100 milliards de dollars (G$) ne cessent de grandir, rapporte Radio Canada.

Plusieurs facteurs soutiennent ces rumeurs :

  • les revenus moins importants que prévu,
  • des dépenses qui sont à la hausse,
  • la hausse du taux de chômage,
  • la faiblesse de la croissance économique,
  • sans parler de la guerre commerciale avec nos voisins du sud.

Tout porte à croire que les déficits de l’exercice financiers en cours dépasseront largement les prévisions initiales.

Une source au courant du cadre financier avec lequel jongle le gouvernement Carney en vue du prochain budget confie ses craintes à Radio Canada. Cette dernière s’inquiète ainsi du manque de sensibilité du gouvernement face à l’ampleur des déficits.

Cette source rejoint ainsi l’Institut C.D. Howe qui prédisait un déficit de 92 G$, et ce, au mois de juillet. Depuis, Mark Carney a toutefois abandonné la réciprocité des droits de douane, offrant une légère accalmie à l’économie canadienne.

Ce déficit envisagé est bien loin des 42 G$ initialement annoncés pour l’exercice 2025-2026. Il dépasse aussi largement les 62 G$ annoncés dans la plateforme électorale du Parti libéral du Canada durant la dernière campagne. À l’époque, les libéraux misaient notamment sur des revenus de 20 G$ provenant uniquement des droits de douane sur les importations américaines.

Pour tenter de réfréner ce chiffre, le ministre des Finances a exigé de ses collègues du cabinet un plan de compressions budgétaires totalisant 15 % sur trois ans dans leur ministère respectif. Mark Carney a déjà promis que cela ne toucherait ni les transferts aux provinces pour les programmes sociaux ni ceux destinés aux particuliers.

Mark Carney a promis que son prochain budget ferait preuve d’austérité, mais qu’ils proposeraient également des investissements stratégiques.

L’économiste Ian Lee, qui est professeur associé à la Sprott School of Business de l’Université Carleton, à Ottawa, suggère plusieurs solutions pour limiter les dégâts notamment :

  • privatiser des actifs, par exemple le pipeline Trans Mountain,
  • privatiser les grands aéroports canadiens
  • ou même ramener la TPS à 7 %.

Alors que les rumeurs sur l’ampleur du déficit et les propositions de mesures de redressement se multiplient, les Canadiens devront patienter jusqu’au dépôt du budget pour y voir clair. Une chose semble toutefois acquise : ce budget ne rimera pas avec équilibre.

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La rédaction