2026 : saisir les opportunités hors IA

Par La rédaction | 8 January 2026 | Last updated on 7 January 2026
3 min read
Stratégie d'investissement diversifiée. Investisseur gérant un portefeuille
tadamichi / AdobeStock

Les investisseurs devraient aborder l’année 2026 en se souciant davantage de la diversification de leurs portefeuilles vers des secteurs moins en vue que l’intelligence artificielle (IA), suggèrent plusieurs gestionnaires d’actifs.

Après une année 2025 largement centrée sur la technologie américaine, 2026 pourrait marquer un retour à des occasions de diversification, selon des experts de Skagen Funds, Aubrey Capital Management et MAPFRE, membres du Group of Boutique Asset Managers (GBAM), un réseau mondial de gestionnaires d’actifs spécialisés indépendants partageant les mêmes idées qui se sont réunis afin d’améliorer leur présence sur les marchés internationaux.

Ces gestionnaires d’actifs rappellent que les investisseurs ont été aux prises avec d’importantes inquiétudes face aux tensions politiques au cours de l’année 2025. Cependant, ces préoccupations n’ont pas entravé l’obtention de rendements élevés, nourries notamment par le secteur technologique américain.

L’année qui vient de s’achever a aussi vu les banques centrales assouplir leurs politiques monétaires, alors que l’inflation continuait de ralentir partout sur la planète.

Ces deux facteurs seront déterminants pour 2026.

À mesure que les baisses de taux d’intérêt se précisent, les marchés régionaux et les valeurs cycliques pourront gagner en dynamisme. Historiquement, un contexte monétaire plus favorable a coïncidé avec un plus grand nombre d’entreprises contribuant aux rendements. Dans ce contexte, les fondamentaux tels que la croissance des bénéfices, la génération de trésorerie et la solidité du bilan jouent généralement un rôle plus important dans l’évolution des résultats.

Certes, l’IA continue de créer des opportunités d’investissement, tout comme la demande en infrastructures et en investissements connexes. Mais l’année à venir récompensera les investisseurs qui sauront saisir des occasions dans des secteurs moins évidents que les actions technologiques à très forte capitalisation, alors que des craintes de surévaluation du secteur technologique apparaissent.

En effet, le secteur des technologies pourrait devoir affronter la réalité : la fabrication de semi-conducteurs avancés est très concentrée et les contraintes de capacité sont une préoccupation réelle à long terme.

Les investisseurs ne devraient donc pas oublier les opportunités qui existent en dehors des grandes entreprises technologiques américaines. La diversification géographique et sectorielle pourrait être essentielle au cours de l’année à venir. Pour cela, ils peuvent tirer parti de la tendance haussière des marchés d’actions, en sélectionnant les entreprises dotées d’une gestion solide.

Les marchés émergents ne devraient pas être négligés : l’affaiblissement du dollar américain et la baisse des prix du pétrole offrent un contexte macroéconomique plus favorable à ces économies.

Quant aux titres à revenus fixes, le ralentissement mondial de l’inflation et la baisse des taux d’intérêt ont stimulé la demande pour les obligations. Il est judicieux de privilégier les obligations à court et moyen terme, en s’appuyant sur les obligations d’entreprises de haute qualité, tout en s’assurant d’une bonne diversification des émetteurs, préconisent les gestionnaires d’actifs.

Abonnez-vous à nos infolettres

La rédaction