Bonheur au travail : un équilibre stable, mais des attentes non comblées

Par La rédaction | 11 July 2025 | Last updated on 10 July 2025
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Homme méditant par le lac après un exercice extérieur.
luza studios / iStock

Alors que la période estivale bat son plein, les relations interpersonnelles et la flexibilité en milieu de travail continuent de jouer un rôle déterminant dans l’expérience des employés. Selon le dernier Indice du bonheur au travail publié par ADP Canada, neuf travailleurs sur dix (91 %) estiment que des relations positives sont un facteur important dans leur décision de rester chez leur employeur actuel.

Les horaires d’été flexibles (50 %) et l’encouragement à prendre des vacances pour se déconnecter réellement (47 %) figurent parmi les initiatives les plus appréciées. « Si les employeurs s’alignent sur certaines de ces priorités, ils peuvent créer des milieux où les gens se sentent valorisés et écoutés — ce qui favorise ultimement une meilleure expérience employé », souligne Heather Haslam, vice-présidente marketing chez ADP Canada.

DES PROGRÈS LIMITÉS
En juin 2025, l’indice national s’établit à 6,8 sur 10, un résultat inchangé par rapport à mai et en légère hausse par rapport à juin 2024 (+0,1). L’indicateur principal perd toutefois un dixième de point, à 7,0.

Près de la moitié des répondants (47 %) se disent satisfaits de leur rôle actuel, principalement en raison d’un bon équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

Du côté des indicateurs secondaires, c’est plutôt la stagnation. L’équilibre travail-vie personnelle et la flexibilité obtiennent un score de 6,8/10 (-0,1), la reconnaissance et le soutien demeurent à 6,6/10, et la rémunération se maintient à 6,3/10. Quant aux possibilités d’avancement professionnel, elles continuent d’afficher un faible niveau, à 6,1/10.

Ces résultats indiquent que, même si l’expérience globale n’est pas en déclin, plusieurs dimensions clés ne connaissent pas d’amélioration notable.

LE MORAL VARIE SELON L’ÂGE
Le sondage révèle des écarts significatifs entre les générations. Les baby-boomers (61 ans et plus) demeurent les plus satisfaits (7,3), suivis des millénariaux (29 à 44 ans) à 6,8 et de la génération Z (18 à 28 ans) à 6,7. Les membres de la génération X (45 à 60 ans) ferment la marche avec une moyenne de 6,6.

Selon ADP, ces données soulignent l’importance d’adapter les politiques de gestion des ressources humaines aux besoins propres à chaque tranche d’âge. Par exemple, alors que les jeunes travailleurs recherchent souvent davantage de reconnaissance ou de perspectives d’évolution, les employés plus âgés valorisent généralement la stabilité et l’autonomie.

LE QUÉBEC RECULE D’UN RANG
Sur le plan régional, la Saskatchewan et le Manitoba prennent la tête du classement avec un score de 7,0/10, une hausse de 0,3 point qui contraste avec leur position du mois précédent.

Le Québec, qui occupait la deuxième place en mai, glisse au troisième rang avec une note de 6,8/10, en recul de 0,1 point. L’Ontario et les provinces de l’Atlantique ferment la marche avec un score de 6,7/10.

Ce résultat est préoccupant selon ADP dans un contexte où les indicateurs stagnent à l’échelle nationale. Les entreprises québécoises, notamment, pourraient tirer parti de cette tendance en misant davantage sur les relations humaines et les mesures concrètes de flexibilité estivale, qui sont perçues comme très bénéfiques par leurs employés.

UNE RESPONSABILITÉ PARTAGÉE
L’indice met également en lumière la perception des responsabilités en matière de climat de travail. Près de la moitié des répondants (48 %) considèrent que l’ensemble des membres de l’équipe est responsable du maintien de relations positives. Les gestionnaires (17 %) et la haute direction (15 %) sont vus comme des acteurs clés, mais non exclusifs, de cette dynamique.

Ce constat invite les entreprises à cultiver une culture organisationnelle fondée sur la collaboration et la responsabilisation à tous les niveaux.

L’indice du bonheur au travail est fondé sur un sondage mensuel mené par Harris Poll Canada pour le compte d’ADP, auprès de plus de 1 200 travailleurs canadiens.

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La rédaction