Cryptomonnaies : une fiscalité à géométrie variable dans le monde

Par La rédaction | 31 January 2025 | Last updated on 30 January 2025
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Contexte du concept de crypto-monnaie et de portefeuilles numériques. Rendu 3D CGI
da-kuk / iStock

De l’exemption totale à l’interdiction en passant par des taux d’imposition variables, la fiscalité des cryptomonnaies révèle d’importantes disparités à l’échelle mondiale, selon une nouvelle étude publiée par HelloSafe.

Une carte interactive basée sur les taux d’imposition au 1er janvier 2025 met en lumière ces écarts. Si certains pays misent sur la régulation, d’autres adoptent une stratégie plus attrayante pour encourager les investissements.

En Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada ont privilégié des approches progressives. Chez nos voisins du Sud, les taux varient de 15 % à 20 % alors qu’au pays, il oscille entre 15 % et 50 % selon le revenu imposable et les provinces.

En Europe, les cadres fiscaux sont pour le moins diversifiés. Des pays comme Malte, Chypre et l’Estonie se distinguent par une absence totale d’imposition, ce qui peut plaire aux investisseurs en quête de flexibilité. La France, quant à elle, applique un taux fixe de 30 %, tandis qu’en Allemagne, ce taux peut dépasser les 50 %, bien que des exonérations existent pour les cryptomonnaies détenues plus d’un an. La Bulgarie se démarque avec un taux modéré de 10%, tandis que l’Espagne a mis en place une taxation progressive de 19 % à 28 %.

L’Asie présente également des contrastes saisissants. Si Brunei, Hong Kong, Singapour et la Malaisie ont choisi la voie de l’exemption totale, l’Inde impose un taux uniforme de 30 % alors que le Japon encadre les transactions avec des taux variables (15 % à 55 %). Entre ces deux extrêmes, l’Indonésie et le Vietnam ont opté pour une taxation minimale, respectivement de 0,1% et de 0 % à 5 %. La Chine est encore plus radicale en interdisant tout simplement le commerce des cryptomonnaies.

L’Amérique latine n’échappe pas aux disparités. Le Chili taxe jusqu’à 40 % selon les revenus, quand le Panama et le Salvador — où le Bitcoin a cours légal — ont choisi l’exemption totale. Entre ces extrêmes, plusieurs pays comme le Mexique, le Costa Rica et le Brésil appliquent un taux standard de 15 %.

L’étude souligne également que de nombreux pays, notamment l’Arabie saoudite, n’ont toujours pas établi de cadre législatif clair concernant la fiscalité des cryptomonnaies, illustrant les défis persistants que pose cette nouvelle classe d’actifs pour les régulateurs.

Pour créer sa cartographie mondiale, HelloSafe s’est basé sur des sources primaires, des analyses d’experts ainsi que des bases de données juridiques et fiscales spécialisées.

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La rédaction