Défis et priorités des ménages canadiens en 2026

Par La rédaction | 9 January 2026 | Last updated on 8 January 2026
3 min read
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Face à une pression croissante sur le budget familial, l’urgence d’une meilleure discipline financière pour réduire l’endettement et éviter des conséquences plus graves devient toujours plus grande.

Les signes d’essoufflement financier se multiplient chez de nombreux ménages québécois, constate Gobeil Groupe Conseil.

D’après le cabinet de syndic autorisé en insolvabilité, le mois de janvier est fréquemment une période délicate :

  • les dépenses quotidiennes mettent les budgets à rude épreuve,
  • le recours au crédit s’intensifie
  • et l’augmentation des taux rend les paiements minimums plus élevés.

S’appuyant sur des données de Statistique Canada, le cabinet rapporte que les ménages canadiens doivent près de 1,77 $ de dettes par dollar de revenu disponible. Cette pression financière pourrait encore s’accentuer au début de 2026.

DES SIGNAUX D’ALERTE ET UNE MISE EN GARDE

Trop de consommateurs attendent d’être au bord du gouffre avant de consulter, déplore Charles-Antoine Gobeil, président de Gobeil Groupe Conseil.

« Pourtant, on n’a pas besoin d’être en situation de faillite pour demander de l’aide. Plus on agit tôt, plus les solutions sont simples, efficaces et moins lourdes de conséquences », assure-t-il. 

Certains signaux d’alerte justifient une consultation rapide, comme :

  • la difficulté à honorer les paiements minimums,
  • l’utilisation du crédit pour couvrir des dépenses courantes
  • ou la présence d’un stress financier qui nuit à la santé mentale ou à la vie personnelle.

Au passage, le cabinet attire l’attention sur la prolifération de faux experts en ligne qui promettent des solutions miracles.

« De faux conseils peuvent empirer la situation et vous coûter plus cher », signale Charles-Antoine Gobeil.

UNE PRIORITÉ : LA RÉDUCTION DES DETTES

Bonne nouvelle toutefois : d’après le sondage annuel sur les priorités financières de la Banque CIBC publié dans un communiqué, les Canadiens continueront à accorder la priorité au remboursement ou à l’élimination de leurs dettes en 2026.

Selon le sondage, 16 % des répondants se concentrent sur la réduction de leurs dettes et un autre 16 % sur le paiement des factures, alors que l’inflation et la hausse du coût de la vie continuent d’avoir une incidence sur les ménages partout au pays.

DES PRESSIONS PLUS FORTES À COURT TERME

Bien que 70 % des répondants se disent confiants quant à la réalisation de leurs objectifs financiers dans l’année à venir, ce niveau d’optimisme est en baisse par rapport à l’année précédente (76 %), témoignant ainsi d’une vision plus prudente de la situation.

De même, si 55 % des répondants se sentent prêts à faire face à un imprévu ou à des difficultés sur le plan financier, ce sentiment est aussi en baisse par rapport à l’an dernier (59 %).

« Bien que la confiance à l’égard des objectifs financiers futurs demeure élevée, il est clair que les Canadiens ressentent des pressions à court terme sur la gestion des flux de trésorerie et des dépenses mensuelles », affirme Carissa Lucreziano, vice-présidente, Planification et conseils financiers, Banque CIBC.

2026 : SOUS LE SIGNE DE LA RÉSILIENCE FINANCIÈRE PERSONNELLE

Cela étant dit, la plupart des Canadiens demeurent confiants à l’égard de leur résilience financière personnelle, et 43 % d’entre eux prévoient même de commencer ou d’augmenter leurs investissements comme résolution du Nouvel An.

Le sondage Ipsos réalisé du 13 au 20 novembre 2025 pour la Banque CIBC a été mené en ligne auprès de 1 505 Canadiens âgés de 18 ans et plus. 

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La rédaction