Dépenses et nouveaux prêts

Par La rédaction | 2 July 2024 | Last updated on 28 June 2024
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Signe de dollar qui s'efface graduellement.
Photo : pick-uppath / iStock

Selon un sondage de BMO, les dépenses estivales des consommateurs canadiens s’intensifient. Quant aux entreprises, un sondage d’Equifax révèle qu’elles contractent des prêts pour rembourser leurs dettes.

DU CÔTÉ DES CONSOMMATEURS

Un rapport spécial de l’Indice de BMO sur l’amélioration des finances indique en effet que les Canadiens comptent dépenser davantage cet été, comparativement à 2023.

Selon les Études économiques de BMO, la confiance des consommateurs devrait s’améliorer consécutivement à la première baisse de taux de la Banque du Canada en quatre ans. Deux autres baisses de taux sont attendues en 2024 et plusieurs autres en 2025. 

ENTRE VOYAGES, CÉLÉBRATIONS, RÉNOS, ACHATS ET CAMPS D’ÉTÉ

L’Indice de BMO sur l’amélioration des finances explore par ailleurs les plans et les prévisions de dépenses estivales des consommateurs.

Ainsi, 20 % des répondants prévoient dépenser plus pour leurs voyages d’été, tandis que 38 % envisagent de le faire autant qu’en 2023. Quinze pour cent prévoient dépenser moins que l’an dernier.

De plus, 9 % des répondants prévoient dépenser davantage pour les mariages et les événements spéciaux, comme les remises de diplômes et les fêtes prénuptiales (9 %) pour la famille et les amis.

En outre, 22 % envisagent de dépenser la même somme pour les mariages de la famille et/ou des amis et 27 % ont l’intention de dépenser la même somme que l’an dernier pour les événements spéciaux.

Concernant les rénovations, 15 % envisagent de dépenser davantage pour des travaux, tandis que 24 % dépenseront autant que l’année dernière. Treize pour cent ont l’intention de dépenser moins dans ce domaine en 2024.

Pour ceux qui comptent faire un achat important tel qu’une voiture, 18 % ont l’intention de dépenser la même somme et 10 % de dépenser plus qu’en 2023.

Finalement, 15 % des parents d’enfants de moins de 18 ans envisagent de dépenser davantage pour les camps d’été et/ou la garde d’enfants et 36 % ont l’intention de dépenser autant que l’année dernière.

DES ACHATS IMPULSIFS COÛTEUX

Si de nombreux Canadiens comptent dépenser davantage cet été et que 85 % d’entre eux estiment améliorer leurs finances, 48 % admettent qu’ils dépensent plus qu’ils ne le devraient et 15 % déclarent que les achats impulsifs les ont empêchés d’améliorer leurs finances, conclut l’Indice de BMO.

DU CÔTÉ DES ENTREPRISES

Les entreprises canadiennes s’appuient, pour leur part, sur de nouveaux prêts à tempérament pour rembourser leurs dettes, selon le rapport Pouls du marché d’Equifax Canada sur les tendances de crédit des entreprises.

De fait, du T1 2024, au deuxième semestre de 2023, le nombre de prêts à tempérament a bondi de 74 % sur douze mois.

Cette tendance, supérieure à la demande saisonnière, pourrait être attribuable, d’après Equifax, au fait que certaines entreprises souhaitaient rembourser leur prêt au titre du Compte d’urgence pour les entreprises canadiennes (CUEC) avant l’échéance applicable à la remise offerte, soit le 18 janvier 2024.

DES DIFFICULTÉS FINANCIÈRES PERSISTANTES

L’augmentation des arriérés, observée notamment d’avril 2022 à avril 2024, coïncide avec les hausses des taux d’intérêt, qui ont débuté en mars 2022.

Un changement majeur s’est produit au cours de cette période, signale Equifax.

En effet, le pourcentage d’entreprises ayant au moins un compte avec des arriérés est passé de 4,3 % à 4,9 %. Les arriérés de plus de 30 jours ont augmenté de façon importante dans le secteur des opérations industrielles (soit les comptes de crédit entre entreprises et fournisseurs), passant de 10,1 % au T1 2023 à 12,2 % au T1 2024.

Les taux d’arriérés ont également augmenté dans le secteur des opérations financières (soit les comptes de crédit entre entreprises et institutions financières). Ainsi, les arriérés de plus de 30 jours sont passés de 3,3 % au T1 2023 à 3,4 % au T1 2024.

Les arriérés dans ce secteur sont principalement attribuables aux paiements manqués sur les prêts à tempérament et les marges de crédit, dont les taux d’arriérés sont passés respectivement de 2,4 % et de 3,3 % au T1 2023 à 2,7 % (hausse de 24,8 %) et à 3,9 % (hausse de 19,1 %) au T1 2024.

Dans l’ensemble, les taux d’arriérés des cartes de crédit sont demeurés faibles.

Toutefois, les entreprises qui ont ouvert de nouveaux comptes de carte de crédit au cours des deux dernières années manquent des paiements beaucoup plus rapidement sur ces comptes, ce qui pourrait avoir une incidence sur les taux d’arriérés plus tard au cours de l’année 2024, indique Equifax.

DE L’ESPOIR À L’HORIZON

Au T1 2024, le nombre d’interrogations a bondi de 2,4 % par rapport à l’année précédente à cause de la forte demande de financement de la part des entreprises.

Selon Equifax, l’accès au crédit est inégal, les emprunteurs à faible risque comptant pour une plus grande part des nouvelles opérations commerciales. Mais des tendances positives émergent.

De fait, plus de 53 000 nouvelles entreprises ont vu le jour au T1 2024, ce qui représente une hausse de 30 % par rapport au T1 2023.

De 2022 à 2023, le nombre de nouveaux prêts a augmenté de 6,5 % dans le secteur industriel.

Par ailleurs, les opérations financières ont augmenté de 3,4 % par rapport au trimestre précédent et de 14,4 % par rapport à l’année précédente.

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La rédaction