Des plans de retraite érodés

Par La rédaction | 4 March 2026 | Last updated on 3 March 2026
3 min read
Couple senior assis dans le salon, regardant sérieusement des documents importants.
Inside Creative House / iStock

L’inquiétude gagne du terrain chez les Canadiens, qui peinent de plus en plus à concilier leurs dépenses quotidiennes avec la préparation de leur sécurité financière à long terme, révèle un récent sondage de BMO sur la retraite.

En effet, près des trois quarts des répondants (74 %) affirment que la hausse des prix a accru leurs inquiétudes quant à la capacité de leur épargne à couvrir leurs besoins une fois à la retraite.

Sans compter que les deux tiers (66 %) déclarent que l’inflation nuit déjà à leur capacité à épargner et à investir pour leur retraite, selon les données recueillies.

DES STRATÉGIES POUR CONTRER L’INFLATION

Les personnes interrogées qui ont déclaré que l’inflation avait une incidence négative sur leurs finances ont été invitées à estimer le montant supplémentaire consacré à leurs besoins essentiels.

Ainsi, près de la moitié (47 %) ont déclaré dépenser entre 100 $ et 300 $ supplémentaires par mois, tandis qu’environ un tiers (34 %) ont déclaré que leurs dépenses mensuelles avaient augmenté de plus de 300 $.

Afin de maîtriser ces dépenses, les sondés modifient leurs stratégies d’épargne-retraite de diverses manières :

  • 31 % cotisent moins à l’épargne-retraite ;
  • 27 % réduisent leurs dépenses afin de maintenir leurs cotisations à l’épargne ;
  • et 17 % ont reporté complètement leur épargne-retraite.

UNE MÉCONNAISSANCE DE SES BESOINS À LA RETRAITE

Pour le sondage, les Canadiens ont été interrogés sur la durée pendant laquelle ils estimaient que leur épargne-retraite leur permettrait de subvenir à leurs besoins après la fin de leur carrière ; les résultats révèlent un manque de connaissance en matière de préparation à la retraite.

De fait, le groupe le plus important (30 %) a déclaré ne pas savoir combien de temps leur argent leur permettrait de vivre avant d’être épuisé.

Parmi ceux qui ont donné une estimation, 22 % croient que leur épargne leur permettra de vivre entre 10 et 19 ans et seulement 13 % pensent que leur pécule leur permettra de vivre plus de 30 ans.

UNE RETRAITE À L’ÉTRANGER ?

La plupart des Canadiens interrogés prévoient rester là où ils vivent actuellement à leur retraite, mais environ 30 % envisagent de déménager, et la moitié d’entre eux comptent partir à l’étranger.

Parmi les Canadiens envisageant de s’installer à l’étranger, 58 % pensent que le coût de la vie sera moins élevé, et 32 % prévoient que les coûts seront nettement moins élevés.

Cependant, 30 % des répondants estiment que prendre leur retraite à l’étranger dans la destination de leur choix sera plus coûteux, ce qui montre que l’économie d’argent n’est pas la seule motivation pour quitter le Canada à la retraite.

Sur le plan régional, les Ontariens se démarquent comme les plus enclins à envisager une retraite à l’étranger, tandis que les Québécois se montrent les moins tentés par cette option.

Dans le détail :

  • Ontario : 18 %
  • Colombie-Britannique : 16 %
  • Saskatchewan et Manitoba : 16 %
  • Alberta : 13 %
  • Provinces atlantiques : 12 %
  • Québec : 11 %

Ce sondage de BMO a été effectué en ligne par Pollara Strategic Insights auprès de 1 500 Canadiens adultes entre le 4 et le 10 novembre 2025. 

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La rédaction